lundi 20 février 2023
Critique série - The Last of Us, S01E06 : Kin
lundi 13 février 2023
Critique série - The Last of Us, S01E05 : Endure and Survive
Spoilers à venir!
The Last of Us conclut le séjour de Joel et Ellie à Kansas City dans ce nouvel épisode et, comme je le pensais la semaine dernière, les épisodes 4 et 5 forment un tout cohérent qui aurait pu, à mon avis, être présenté dans un seul épisode de plus longue durée. Je suis tout de même heureux de dire que mes craintes de la semaine dernière ont été apaisées et que je pourrai mieux apprécier l'épisode 4 lors de mes prochains visionnements de la série.
L'introduction de l'épisode a permis de nous montrer la brutalité que les membres de la résistance ont exercé contre FEDRA lors de la révolution et c'était plutôt perturbant. Oui, FEDRA peut faire de mauvaises choses, mais est-ce vraiment mieux de les traiter d'une telle façon ? Des gens qui se sont sans doute alliés à FEDRA, pour avoir plus de chances de survie et être mieux protégés, finissent par mourir aux mains des membres de la résistance, sous les ordres de Kathleen, qui veut à tout prix trouver Henry.
Pourquoi donc Kathleen veut tant retrouver Henry ? Parce qu'il a révélé à FEDRA où se cachait le frère de Kathleen, ancien leader de la résistance, afin d'obtenir des médicaments permettant de traiter la leucémie de son frère Sam. Un frère pour un frère, donc. Sauf que FEDRA a finalement décidé d'exécuter le frère de Kathleen, ce qui a par la suite mis cette dernière aux commandes de la résistance.
La série pose donc d'intéressantes questions sur le bien et le mal et, bien que je puisse compatir avec Kathleen sur certaines choses, sa façon de faire est un peu extrême et il est difficile de prendre son parti. Dans ce monde, chacun prend pour soi et ses proches et Henry a bien sûr voulu prendre soin de son frère par-dessus tout. Si les positions avaient été inversées, nul doute que Kathleen aurait fait la même chose.
J'ai préféré Melanie Lynskey dans cet épisode que dans le précédent. J'ai fini par m'habituer à sa façon de parler et, au final, il est probablement plus réaliste qu'une personne aux mauvaises intentions comme elle soit ainsi, au lieu d'être un cliché de plein d'autres méchants de la télévision. N'empêche qu'il était très satisfaisant de la voir périr aux mains (ou à la bouche) de cet enfant infecté juste après qu'elle ait mentionné à nos protagonistes que les enfants meurent à chaque jour dans cet univers. Un beau moment de poetic justice.
Lamar Johnson et Keivonn Woodard ont quant à eux fait un travail impeccable afin de nous rendre attachés à leurs personnages en l'espace d'un épisode, ce qui a évidemment rendu les dernières scènes encore plus tragiques. J'ai bien aimé qu'Ellie tente de rassurer Sam et je crois qu'elle pensait vraiment que ça allait peut-être fonctionner lorsqu'elle a mis son sang sur la plaie du garçon. Ça pourrait paraître comme une chose vraiment stupide dans d'autres circonstances, mais il ne faut pas oublier qu'Ellie est jeune encore et qu'il est normal qu'elle soit naïve pour certaines choses.
Les moments de détente avant l'action étaient les bienvenus et m'ont fait souhaiter que Henry et Sam, d'une certaine façon, réussissent à s'en sortir. Sam a apporté beaucoup de joie à Ellie malgré le peu de temps qu'ils ont passé ensemble et il est certain que la mort de ce dernier aura un gros impact sur Ellie. Henry aurait très bien pu aider Joel et ça aurait donné à ce dernier une personne de plus sur qui compter. Malheureusement, le destin des deux personnages est resté le même que dans le jeu, présenté dans un ensemble de scènes splendidement actées à la fin de l'épisode.
Je dois bien sûr glisser un mot sur la grosse scène d'action de l'épisode, qui était absolument extraordinaire. J'apprécie vraiment la façon dont la série utilise les infectés afin qu'ils ne deviennent pas une présence constante et qui deviendrait donc rapidement lassante. Les créateurs ont décidé de seulement les faire apparaître à certains moments et ça permet de rendre ces scènes extrêmement efficaces. Ici, une énorme horde d'infectés finit par sortir de sous la terre, attirés par tout le vacarme se déroulant où nos protagonistes sont réunis, et attaque tous les gens présents, déferlant comme une vague sur la foule. Cette scène m'a fait penser à l'épisode Hardhome de Game of Thrones, où des zombies exécutent une attaque surprise contre un village où quelques personnages sont réunis. C'est une façon très efficace de produire de l'action, car on ne s'y attend pas, et cela apporte définitivement son lot d'adrénaline. La scène est très bien filmée, facile à suivre malgré le chaos qui y règne, et ne s'étire jamais en longueur. J'ai simultanément adoré et été dégoûté par l'apparition d'un enfant infecté qui tentait d'atteindre Ellie dans une voiture. Nous avons également eu droit pour une première fois à la présence d'un bloater, ces énormes infectés extrêmement puissants, et il a eu le temps de laisser sa marque, courant et frappant les gens autour de lui comme un lutteur enragé, arrachant la tête de Perry au passage. Le point de vue qui montrait tous les infectés se dirigeant vers la ville était également assez intimidant et ne laisse présager rien de bon pour Kansas City.
Cet épisode de The Last of Us nous fait donc passer parmi toute une gamme d'émotions, nous faisant rire par moments, nous tenant sur le bout de notre siège à d'autres occasions, avant de nous laisser sur une note sombre et triste dans ses dernières minutes. J'ai aussi bien aimé un thème récurrent approché dans cet épisode : jusqu'où sommes nous prêts à aller pour protéger une personne que l'on aime ? On a vu que, pour certains, comme Henry, ça peut se rendre extrêmement loin.
Note finale : 9,5/10
lundi 6 février 2023
Critique série - The Last of Us, S01E04 : Please Hold to my Hand
Spoilers à venir!
Après un troisième épisode dirigeant le focus vers Bill et Frank, The Last of Us nous ramène à Joel et Ellie dans le suivant. Le plaisir est cependant de courte durée, les 45 minutes de cet épisode trop court filant à toute allure pour finalement nous offrir un épisode de transition mettant en place les principaux pions de ce nouveau chapitre de l'aventure, qui s'étalera visiblement sur au moins 2 épisodes.
Cet épisode sera certainement moins mémorable que d'autres, puisqu'il comporte peu de scènes cruciales ou marquantes. En effet, une bonne partie de ces 45 minutes nous présente des scènes qui se concentrent sur la relation entre Joel et Ellie. J'ai bien aimé retrouver des éléments qui étaient aussi présents dans le jeu, comme le magazine porno de Bill ainsi que les blagues du livre trouvé par Ellie (la blague à-propos de la diarrhée est définitivement la meilleure de l'épisode et je comprends pourquoi c'est celle-là qui a fait flancher Joel). Ces scènes apportent donc une légèreté bienvenue à l'épisode et nous font oublier pendant quelques minutes la cruauté de ce monde. Je ne suis pas du tout déçu des interactions entre les personnages et j'en aurais même pris encore plus. J'ai cependant l'impression que Joel se rapproche plus rapidement d'Ellie que dans le jeu. Je ne sais pas trop encore à quel point cela va progresser au fil des prochains épisodes, mais je peux comprendre en même temps que les scénaristes veuillent accélérer ce point pour garder l'intérêt des téléspectateurs.
J'ai absolument adoré les scènes de road trip au début de l'épisode. Le montage qui présente la voiture roulant dans différents environnements était de toute beauté et nous a présenté plusieurs points de vue intéressants. Les responsables des effets visuels ont vraiment tout donné pour nous offrir un monde post apocalyptique visuellement vraisemblable.
La scène d'embuscade était bien exécutée. Il n'y avait évidemment pas autant d'ennemis que dans le jeu et c'est bien normal, puisqu'un seul homme pouvant abattre autant d'ennemis est plutôt irréaliste. Cela nous permet par contre d'obtenir une scène plus marquante, plus brutale, alors que l'un des hommes supplie Joel et Ellie de ne pas le tuer et appelle même sa mère quelques secondes avant de mourir. Plutôt troublant, et c'est là qu'on se rend compte que cet univers, oui, comporte son lot de méchants et de héros, mais le tout n'est pas aussi simple que ces deux seuls mots.
Ellie, quant à elle, tire sur son premier homme, du moins, c'est ce que l'on pense jusqu'à temps qu'elle révèle à Joel que ce n'était pas sa première fois. Elle ne divulgue cependant pas d'autres détails à celui-ci et nous devrons donc patienter pour avoir plus de détails. Joel semble vraiment perturbé par le fait qu'Ellie a tiré sur un homme et, clairement, comprend ce que cette dernière peut ressentir. C'est intéressant de le voir aussi vulnérable, alors qu'il a régulièrement de la difficulté à exprimer ce qu'il ressent. On voit qu'il n'est pas encore tout à fait à l'aise avec la jeune femme, mais il y a du progrès. Il lui laisse d'ailleurs un pistolet afin qu'elle puisse se défendre elle aussi. Notons aussi la scène dans la forêt, en pleine nuit, alors que Joel est incapable de fermer l'œil et va finalement garder le camp toute la nuit, laissant Ellie se reposer.
J'ai un peu moins aimé les scènes avec le mystérieux groupe d'individus qui rôdent dans la ville et je me demande si c'était vraiment nécessaire de les humaniser. J'aimais bien, dans le jeu, le fait qu'on ne savait pas trop qui étaient ces gens (à moins de lire les notes éparpillées un peu partout), ce qui nous faisait comprendre que ce monde est brutal et rempli de personnes dangereuses qui sont prêtes à tout pour survivre et dominer. Je crains que le plus gros focus sur ces personnages enlève une partie de cette menace constante qu'ils exerçaient sur Joel et Ellie et fasse moins comprendre aux téléspectateurs à quel point ce monde est rempli de fous. Je dis ça sous toute réserve, cependant, n'ayant pas encore vu le prochain épisode. La leader de ce groupe, Kathleen, ne m'a pas vraiment convaincu jusqu'à présent. J'ai l'impression que sa façon de parler et sa personnalité ne correspondent pas à ses actions et son rôle dans toute cette histoire. Encore là, je suis prêt à être surpris dans le prochain épisode.
J'ai cependant bien aimé le lien fait entre ce groupe de méchants et le duo formé par Henry et Sam, ce qui apportera sans doute plus de profondeur à leur histoire. J'ai bien hâte de mieux découvrir ces deux personnages dans le prochain épisode.
En bref, The Last of Us nous délivre un épisode de transition vers son prochain chapitre, introduisant de nouveaux personnages et une nouvelle ville. Sa courte durée résulte en un épisode qui ne passera certainement pas à l'histoire, nous offrant peu de moments marquants. J'ai l'impression que le visionnement du prochain épisode aidera à mieux évaluer ce chapitre dans son ensemble. Les interactions entre Joel et Ellie sont cependant excellentes, tout comme la scène d'action centrale et la production qui continue d'être absolument exceptionnelle.
Note finale : 8/10
mardi 31 janvier 2023
Critique série - The Last of Us, S01E03 : Long, Long Time
mardi 24 janvier 2023
Critique série - The Last of Us, S01E02 : Infected
Spoilers à venir!!
The Last of Us continue sur sa lancée et nous offre un deuxième épisode encore une fois quasiment parfait. J'ai beau me forcer à essayer de trouver un seul défaut à cet épisode, mise à part sa trop courte durée, et je n'y arrive pas. Suis-je influencé par le fait que je connais déjà le scénario puisque j'ai joué au jeu? Est-ce que les gens regardant la série mais qui n'ont pas d'expérience avec le jeu apprécient autant? Je ne saurais dire, mais on ne peut pas dire que la série réinvente la roue dans le monde des séries postapocalyptiques, alors c'est une possibilité.
J'ai bien aimé le flashback du début de l'épisode, qui nous transporte à Jakarta au tout début de la pandémie. Ces premières minutes, qui ne sont pas présentes dans le jeu, ont réussi à faire monter le sentiment de crainte et d'appréhension qui viendrait avec cette pandémie. Christine Hakim joue très bien la scientifique mandatée pour analyser le corps d'un infecté et sa réaction terrifiée lorsqu'elle se rend compte de ce qui est en train de se produire est interprétée à merveille : elle part en sanglots lorsqu'elle annonce aux autorités qu'il n'y a rien à faire pour endiguer cette pandémie et que le mal est déjà fait. Elle affirme qu'il faut bombarder Jakarta pour empêcher le plus possible la propagation et demande à être reconduite à la maison. L'actrice a réussi à laisser sa marque malgré son temps très limité dans l'épisode.
J'aime bien cette façon de commencer les épisodes, sous forme de flashbacks. Cela nous permet d'en découvrir un peu plus sur comment le cordyceps s'est propagé et c'est une bonne idée étant donné que ce sujet n'avait pas vraiment été abordé dans le jeu. J'ai hâte de voir si cette tendance se poursuivra tout au long de la saison. Seul petit défaut que cela apporte : dans un épisode de 52 minutes, un flashback de 10 minutes occupe tout de même une grande part de l'épisode et les 42 minutes restantes passent à vitesse grand V, un peu trop même.
De retour en 2023, nous suivons Joel, Ellie et Tess, qui se dirigent vers leur point de rendez-vous afin de laisser Ellie aux Fireflys. Cette partie de l'épisode nous permet d'assister à des scènes de dialogues que j'ai absolument adoré et qui sont très fidèles au jeu. Bella Ramsey incarne encore une fois de superbe façon Ellie alors qu'elle ne cesse de lancer de sublimes sarcasmes à l'attention de Tess et (surtout) de Joel. Pedro Pascal montre de façon subtile ses sentiments mitigés face à cette nouvelle mission d'escorte et cette jeune fille. Il a peu d'échanges directs avec Ellie dans cet épisode, mais ce qu'on y voit augure bien pour la suite. Quant à Anna Torv, elle réussit à nous attacher à son personnage pour le temps que ça dure. Son plus grand optimiste vis-à-vis ce que Ellie pourrait signifier pour l'humanité et son ouverture envers la jeune fille la rendent très attachante.
Cet épisode ne se gêne pas pour nous présenter des points de vue spectaculaires sur Boston. À plusieurs moments pendant cet épisode, j'avais le sourire fendu aux lèvres parce que j'étais vraiment heureux de ce que je voyais. Les gratte-ciels délabrés, les plantes qui envahissent les bâtiments, les carcasses de voitures sur l'autoroute, les lieux emblématique du jeu… tout semble tout droit sortir de l'œuvre originale et est d'une beauté absolue. L'attention portée aux détails est de toute évidence extrêmement élevée. Sur une télé 4k, The Last of Us est définitivement l'une des plus belles séries que j'ai vu jusqu'à présent. À noter également que cet épisode était réalisé par Neil Druckmann, co-créateur du jeu, et je dois dire qu'il a fait un excellent travail malgré que c'était sa première réalisation en live-action.
La scène la plus marquante de cet épisode est définitivement celle qui introduit les fameux clickers alors que notre trio se faufile à travers un sombre musée. Une scène qui n'est ni trop longue, ni trop courte, et qui nous fait découvrir ce dont Joel et Tess sont capables face à ces créatures. J'ai bien aimé les clins d'oeil aux fameux headshots du jeu, alors que Joel tente de son mieux de viser directement la tête des monstres pour les arrêter. L'apparence des clickers était également phénoménale, de même que les fameux sons qu'ils produisent et qui leur ont valu leur nom. J'ai aussi bien aimé que la scène soit facile à suivre, sans être trop chaotique. Le placement des personnages et des clickers dans la pièce est resté constant tout au long de la scène et était très logique, donc tout s'est super bien enchaîné. Le fait que le trio doive rester en silence le plus possible a bien sûr permis à l'atmosphère d'être tendu à souhait, tout comme dans le jeu.
Le sacrifice de Tess à la fin de l'épisode était selon moi encore plus réussi que dans le jeu et j'ai bien aimé les changements qui y ont été apportés. Anna Torv a tout donné pour cette dernière scène et aura laissé sa marque. Le remplacement des membres de FEDRA (dans le jeu) pour une horde d'infectés était une très bonne idée et a permis de nous faire découvrir de meilleure façon ce fameux système de tendrils propre à la série et qui remplace les spores du jeu. Ainsi, quand Joel tire sur un infecté et que ce dernier s'effondre, son corps touche des tendrils, qui s'enroulent autour de lui et qui vont transmettre un message annonçant la présence d'intrus aux infectés présents à l'extérieur. Tess décide donc de se sacrifier, étant de toute façon infectée, en provoquant une explosion qui anéantira la plupart des infectés présents. Cependant, avant qu'elle ne puisse compléter cela, un infecté a le temps de l'apercevoir et de venir lui donner une sorte de baiser, alors que les tendrils présents dans sa bouche vont dans celle de Tess. Une bizarre de scène, mais elle ne m'a pas dérangé et j'ai trouvé le concept intéressant. Probablement que l'infecté a senti que Tess était déjà infectée (par le hive mind) et a donc voulu aider le virus à se propager plus rapidement au lieu de la mordre.
En bref, The Last of Us continue d'épater dans son deuxième épisode, un presque sans-fautes. Cet épisode a démontré que la série peut trouver un parfait équilibre entre scènes d'action, suspense, dialogues et flashbacks. Je suis déjà extrêmement investi dans cette version de l'histoire et j'ai très hâte de voir la suite.
Note finale : 9.5/10
mardi 17 janvier 2023
The Last Of Us : à la hauteur des attentes
Spoilers à venir!
The Last Of Us est l'un de mes jeux vidéo favoris, alors j'attendais l'adaptation télévisée avec beaucoup d'anticipation. Les noms rattachés à la série ainsi que sa présence sur HBO m'ont donné beaucoup d'espoir et le trailer sorti il y a quelques mois a encore plus fait monter mes attentes. Évidemment, il est facile d'être déçu lorsqu'on a de telles attentes envers une œuvre, mais je suis heureux d'annoncer que The Last Of Us, du moins après un épisode, a déjà conquis mon cœur, étant une adaptation extrêmement fidèle au jeu vidéo.
La série est chapeautée par Craig Mazin, créateur de la minisérie Chernobyl, et Neil Druckmann, créateur du jeu original The Last of Us. On pouvait donc s'attendre à une œuvre de qualité et fidèle au jeu, et c'est exactement ce que délivre ce premier épisode. Mais le plus extraordinaire, c'est que, bien que les grandes lignes du scénario restent la plupart du temps les mêmes que dans le jeu, certaines scènes, dialogues et plans de caméra sortant tout droit de ce dernier, les scénaristes ont réussi à ajouter plus de profondeur à certains détails, nous amenant plus d'informations sur le passé des protagonistes et laissant un peu plus de temps au développement des personnages secondaires, et ces ajouts ne sont jamais forcés et sont au contraire les bienvenus. Ces détails rendront le scénario de la série encore plus complet qu'il l'était pour le jeu, une chose qui est possible seulement dans le monde de la télévision, car le jeu se devait d'avoir une majorité de séquences de gameplay, ce que la série n'a pas besoin de faire.
Ce premier épisode nous présente donc, pendant ses 35 premières minutes, la vie juste avant l'arrivée de la pandémie qui causera l'extinction d'une bonne partie de la race humaine. On y suit Sarah, la fille de Joel, dans sa vie de tous les jours, alors que des petits détails rendent sa journée un peu anormale et font peu à peu monter la tension. J'ai trouvé la présence plus nombreuse de scènes se déroulant dans le passé pertinente dans le contexte de cette série : les téléspectateurs qui ne connaissent pas grand-chose sur le scénario s'attendant à ce que Sarah soit l'un des personnages principaux, jusqu'au choc qui se produit quand cette dernière meurt dans les bras de Joel, une scène très émouvante actée à la perfection par les deux acteurs. J'ai également bien aimé la scène, tout droit sortie du jeu, où Joel, Sarah et Tommy tentent de fuir la ville à bord d'un véhicule et que le chaos s'installe autour d'eux. La façon dont la scène a été filmée, à l'intérieur du véhicule pour rester fidèle au jeu, était fantastique.
L'épisode se transporte par la suite 20 ans dans le futur, dans la zone de quarantaine de Boston. C'est là qu'on découvre plusieurs des personnages qui auront un rôle important dans les prochains épisodes, tels que Marlene, Tess et, bien évidemment, Ellie. Quelques modifications sont apportées au scénario. Par exemple, Joel souhaite obtenir une batterie pour pouvoir conduire un véhicule et partir à la recherche de son frère Tommy et c'est ce qui l'amène jusqu'à Marlene et Ellie, au lieu d'une simple histoire de fusils volés comme dans le jeu. Ça amène donc de la pertinence à cette partie de l'histoire, puisqu'on sait déjà qui est Tommy. J'ai cependant trouvé la séquence d'événements entre le moment où Joel et Tess décident de reprendre la batterie à Robert et leur rencontre avec Marlene un peu trop rapide et j'aurais bien pris une petite scène d'action à ce moment pour démontrer ce que Joel et Tess sont capables de faire en présence de danger.
Une autre modification majeure de ce premier épisode : lorsque Joel, Tess et Ellie rencontrent un homme de la FEDRA qui les pointe de son fusil à l'extérieur de la QZ, Joel est victime d'une sorte de PTSD qui lui rappelle la mort de sa fille, des années auparavant. C'est alors qu'il se met à tabasser violemment le soldat en le frappant à plusieurs reprises au visage, menant l'homme à une mort probable. J'ai bien aimé cet ajout, qui nous montre que Joel a un gros trauma qui le hante encore et peut expliquer en partie ses actes violents.
Parlons maintenant des acteurs. Je dois dire que j'étais un peu sceptique lorsque le casting a été annoncé, surtout concernant Bella Ramsey, l'interprète d'Ellie. L'ayant seulement connu dans Game Of Thrones, je trouvais qu'elle ne collait pas du tout au rôle d'Ellie, par sa façon de parler et sa personnalité. Et bien, toutes mes excuses à Bella. Elle a réussi très rapidement à me convaincre dans ce premier épisode. Sa façon de parler et de s'exprimer, son accent, son ton de voix… Tout est presque identique à la performance d'Ashley Johnson dans le jeu. Même chose pour Pedro Pascal, qui est très convaincant dans son rôle de Joel et qui, lui aussi, parle d'une façon très similaire à Troy Baker. J'ai bien hâte de voir la relation entre les deux personnages évoluer au cours de la saison, car nous les avons très peu vu interagir dans ce premier épisode. Mention spéciale aussi à Anna Torv (qui incarnait le rôle d'Olivia Dunham dans la fantastique série Fringe), qui est excellente dans son rôle de Tess.
La série a bien sûr l'air absolument magnifique. Le premier épisode était rempli de très bons plans de caméra et d'excellents effets spéciaux. Le look du monde postapocalyptique est également très convaincant : On a déjà eu la chance de voir un peu de gratte-ciels à moitié délabrés dans l'arrière-plan de certaines scènes et ils étaient très semblables à ce qu'on pouvait voir dans le jeu, mais encore plus beaux que dans ce dernier. Les décors sont également très bien faits et ne paraissent pas une seconde cheap. On voit que HBO a mis le paquet dans le budget et a une totale confiance en son nouveau bébé.
En bref, ce premier épisode de The Last of Us était d'excellente qualité, suivant fidèlement l'œuvre originale tout en rajoutant des éléments très pertinents à l'histoire. Je crois aussi que la série sera facilement accessible pour des gens n'ayant pas joué au jeu, puisqu'elle raconte la même aventure. Je trouve ça dommage que certaines personnes n'aimant pas les jeux vidéo puissent manquer des scénarios d'aussi bonne qualité, alors l'adaptation en série télé/film de ces histoires est une façon parfaite de les raconter à plus de gens. En espérant que la qualité reste très élevée jusqu'à la fin de la saison. Si oui, The Last Of Us sera clairement la meilleure adaptation télévisuelle d'un jeu vidéo de tous les temps.
Ma note pour le 1er épisode : 9.5/10
vendredi 6 janvier 2023
Calendrier geek 2023 - Télévision
Nous en sommes à la dernière partie de ce calendrier geek. Cette fois, il est temps de parler des séries télé à venir pour cette année. J'ai réussi à lister 18 séries que je suis presque certain de regarder cette année et comme à mon habitude, il est sûr que d'autres séries s'ajouteront à l'improviste tout au long de l'année, quand j'apprendrai qu'elles valent la peine d'être regardées. Mais, pour l'instant, voici ce qui est au menu !
Ce calendrier exclut, bien entendu, les différentes séries que je vais regarder à nouveau et les séries plus vieilles que je vais regarder pour une première fois.
*Les plateformes/chaînes écrites correspondent à la diffusion au Canada
6 janvier : The Rig (Prime Video)
13 janvier : Your Honor, saison 2 (Crave)
La "Marvel fatigue" est bien réelle, mais je garde quand même l'œil ouvert pour cette nouvelle série, dans laquelle Samuel L. Jackson fera son grand retour en tant que Nick Fury. Ce qui m'attire le plus dans cette première bande-annonce? Pas. Une. Seule. Blague. ENFIN. On n'a pas nécessairement besoin que les personnages lâchent des one-liners à tout bout de champ pour faire des bons films. J'aime donc bien le ton qui est apporté dans cette bande-annonce et j'espère une série qui se rapprochera de Captain America: The Winter Soldier, un de mes films de Marvel préférés.
Quand il a été annoncé que cette troisième saison de The Witcher serait la dernière mettant en vedette Henry Cavill, j'ai été absolument outré. Autant arrêter la série après cette saison, je me disais, car Henry Cavill est ce qui fait fonctionner cette série en majeure partie. En effet, j'ai peiné à terminer la deuxième saison, n'accrochant pas du tout à l'histoire, mais la présence de Cavill m'ai aidé à passer au travers. J'espère donc que cette troisième saison sera un adieu triomphant pour Cavill, et pour la série aussi, car je ne suis pas sûr de continuer par la suite.
Comme je le mentionnais dans ma critique, Slow Horses est une série d'espionnage très rafraîchissante et qui a son propre charme. Le calendrier de sortie bien pensé de cette série nous permet de ne pas avoir à trop patienter entre les saisons et la sortie de la troisième est déjà prévue pour cette année, alors que la deuxième vient tout juste de se terminer.






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