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mardi 6 décembre 2022

Critique série - The Peripheral, saison 1

 



Spoilers à venir !


Quand j'ai su que Jonathan Nolan et Lisa Joy étaient associés à The Peripheral, j'ai tout de suite ajouté la série à ma liste de visionnement prioritaire. Le couple était responsable jusqu'à tout récemment de Westworld (paix à son âme), que j'ai adoré, tandis que Nolan est le créateur de la série Person of Interest, l'une des mes séries de science-fiction préférées. L'idée de base de la série me semblait également intéressante et être dans mes cordes. J'avais donc bon espoir qu'une nouvelle petite perle de science-fiction fasse son entrée sur nos écrans le 21 octobre. Le résultat, maintenant que la première saison est terminée ? La série a du potentiel et des concepts très intéressants, mais l'exécution laisse à désirer.

L'histoire, qui paraît très générique au début, se complexifie assez rapidement dès qu'on apprend que le casque que Flynne (Chloe Grace Moretz) utilise pour jouer à un nouveau jeu est en fait une façon de se projeter dans le futur et de prendre le contrôle d'un Peripheral, un androïde à son image, et que toutes les actions qu'elle pose aux commandes de ce robot ont de réelles répercussions sur l'avenir. Les choses se compliquent encore plus quand Flynne met la main sur des données très importantes pour le Research Institute, organisation très proéminente du futur, et que ce fameux Research Institute se mettra à faire tout en son pouvoir afin d'éliminer Flynne, en payant de grosses sommes à des tueurs de 2032 afin que ces derniers s'occupent de l'assassinat. À partir de ce moment, plusieurs joueurs différents se mêlent de la partie, en 2032 comme en 2099, et le tout devient beaucoup trop complexe et mal expliqué. Ça devient un peu difficile de comprendre les intentions de chaque personnage et organisation impliquée, particulièrement en 2099, où de nombreux termes comme Neoprim, Klept, et autres sont employés. De nouveaux personnages sont parfois introduits de façon très rapide (d'où sortait le gars du magasin d'imprimantes 3D et quand est-ce que Flynn l'a mis au courant de sa situation actuelle déjà???), prenant soudainement une place importante dans l'histoire sans qu'on comprenne trop ce qu'ils ont à y voir. Bref, je crois que la série aurait bénéficié de 2 ou 3 épisodes supplémentaires pour raconter cette partie de son histoire, car je ressors de cette première saison un peu plus mêlé qu'autre chose et je sens déjà que j'aurai tout oublié les détails lorsqu'une potentielle saison 2 commencera dans 1 ou 2 ans. 

D'ailleurs, le manque d'explications sur certains concepts clés de la série est encore plus flagrant dans le dernier épisode de la saison, alors que Flynne doit ouvrir un nouveau stub afin de se cacher de Cherise Nuland, qui souhaite faire exploser une ogive nucléaire et détruire la ville où Flynne habite en 2032 afin d'effacer pour toujours les données cachée dans le cerveau de la jeune femme. L'idée est bonne, sauf que, quand Flynne arrive à l'endroit où elle peut créer un nouveau stub, elle semble savoir parfaitement comment procéder et accomplit des actions que je n'ai pas trop compris, entre autres, la destruction d'une montre de poche dont elle se sert pour activer le stub. Mais pourquoi une montre de poche ?? 

Parlant de la fin, elle est un peu ambiguë. Est-ce que la nouvelle copie de Flynne est au courant de ce qui s'est passé tout au long de la saison ? Si oui, comment ? Est-ce que le nouveau stub a été créé afin qu'il soit simultané à celui de la Flynne originale ? C'est la seule explication que je vois, à moins que Lowbeer ait réussi à la retrouver dans le nouveau stub et lui expliquer tous les événements. 

Il y a quand même plusieurs éléments que j'ai trouvé très intéressants dans cet univers. Le processus par lequel les gens du futur peuvent retourner dans le passé est plutôt original, provenant, je n'en doute pas, du roman de William Gibson duquel la série s'inspire. L'idée que le Research Institute possède le moyen d'ouvrir des nouvelles branches temporelles, des stubs, afin de tester des nouvelles technologies sans créer de conséquences sur la ligne temporelle actuelle est très intéressante et peut apporter un grand lot de possibilités scénaristiques si les auteurs l'exploitent correctement. Les implants que les gens du futur possèdent, leur permettant d'accomplir toutes sortes d'actions par de simples gestes des doigts, sont également bien pensés, bien que je me dise que ça doit apporter son lot d'accidents causés par des gestes de la main ressemblant trop aux commandes attendues par l'implant. J'ai également le désir d'en savoir plus sur le Jackpot, cet ensemble de catastrophes ayant mené l'humanité sur le bord du gouffre en réduisant la population humaine de beaucoup, quelques années avant 2099. 

J'ai, à mon grand étonnement, préféré les scènes se déroulant en 2032 que celles ayant lieu en 2099. Dans cette partie de l'histoire, la série ressemble pratiquement plus à un thriller qu'à une série de science-fiction, et je trouve qu'elle maîtrise ce genre avec plus d'aise que son côté sci-fi. J'ai bien aimé la relation entre Flynne et son frère Burton (Jack Reynor). Conner (Eli Goree) est également l'un de mes personnages préférés de cette première saison. Corbell Pickett (Louis Herthum) fait aussi planer son ombre tout au long de la saison, ses intentions étant plutôt nébuleuses, mais chaque scène où il est présent apporte son lot de tension et d'inconfort et je dois dire que cet antagoniste est beaucoup plus intéressant que ceux de 2099. Finalement, les enquêtes du policier Tommy (Alex Hernandez), qui essaye de comprendre ce qui se passe avec les Fisher, qui ne veulent rien lui dire, tout en devant collaborer avec un shérif corrompu et Corbel Pickett, ont gardé mon intérêt du début à la fin et j'ai bien aimé là où son histoire s'est arrêtée à la fin de la saison.

De façon générale, la série est bien réalisée et les effets spéciaux sont solides, particulièrement en 2099, où les environnements ont dû être nettement modifiés pour leur donner un aspect futuriste (d'ailleurs, quelles sont ces statues qu'on a pu voir tout au long de la saison, qui prennent place un peu partout dans Londres mais dont la signification n'est jamais expliquée?). J'ai un peu moins apprécié le look général de la série : je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais malgré les bons effets spéciaux, j'avais parfois l'impression qu'il manquait un petit quelque chose, ce qui faisait que la série semblait semblait parfois un peu cheap. Je ne sais pas trop si c'était à cause de la gamme de couleurs employée ou des techniques d'éclairage. 

Les acteurs jouent aussi bien leur rôle et sont tous compétents, bien qu'aucun ne m'a vraiment épaté. J'ai bien aimé les chorégraphies lors des combats, qui m'ont semblé très bien exécutées et filmées. La trame sonore était correcte, sans plus et je n'ai pas trouvé le thème du générique d'ouverture assez accrocheur et original.

En général, les ingrédients sont donc là pour créer une série extrêmement intéressante, mais le scénario laisse à désirer et j'espère bien voir une amélioration lors d'une prochaine saison. Il faut donc que la série explique de façon plus claire quels sont les différents acteurs impliqués dans les événements entourant le Jackpot et quelles sont leurs intentions dans toute cette histoire. Il faudrait aussi que la deuxième saison soit composée d'un plus grand nombre d'épisodes afin de rendre les décisions de certains personnages plus cohérentes. En effet, il y a plusieurs moments au cours de cette première saison où des personnages étaient soudainement au courant de certains détails importants, mais sans qu'on ait vu ce qui a mené à cela, et ça donnait l'impression qu'il manquait des scènes cruciales au montage. Les dialogues pourraient également être revus afin de diminuer le nombre impressionnant de fuck prononcés par les personnages dans chaque épisode, qui semblaient parfois presque forcés. 

En bref, The Peripheral est une série de science-fiction ambitieuse, qui a d'excellentes idées mais les exécute avec plus ou moins de brio. Je suis quand même assez investi dans ces personnages pour désirer découvrir ce que la deuxième saison nous apportera, en espérant que les défauts présents au cours de cette première saison seront corrigés rendus là. 

Note finale : 6.5/10

mercredi 30 novembre 2022

Critique série - Andor, saison 1







Spoilers à venir !



Andor est le meilleur Star Wars de tous les temps. Oui, oui, je l'ai dit.

Ironique, considérant que c'est ce qui s'éloigne le plus de l'essence même de Star Wars parmi toutes les œuvres qui ont été crées dans cet univers. Absents sont les sabres lasers, les Jedi, les éléments de fantasy... Andor est une série de science-fiction pure et dure, au scénario peaufiné et réfléchi, à la réalisation impeccable, qui ne cherche pas à vendre des jouets ou attirer les enfants. Enlevez le nom Star Wars et ce scénario pourrait facilement être intégré dans un tout nouvel univers de science-fiction, mises à part quelques références évidentes au reste de la franchise. Puis déplacez cette série sur HBO et elle y trouve parfaitement sa place parmi le riche contenu de la chaîne.

On a ici une série qui sait prendre son temps pour développer ses personnages et leurs motivations, ce qui permet de livrer des récompenses assez incroyables dans les derniers épisodes de la saison. Les scénaristes ont choisi une approche un peu différente, pour raconter leur histoire, de ce qu'on est habitué de voir dans la plupart des séries télévisées de nos jours. Alors que nous connaissons très bien la façon de faire actuelle, qui est de développer une histoire de façon plus ou moins lente pendant une dizaine d'épisodes, ce qui crée un gigantesque climax dans le dernier épisode de la saison, Andor procède différemment. Bien que certaines parties de l'histoire suivent le schéma classique, les aventures du personnage titulaire sont explorées d'une façon différente, dans des mini arcs narratifs de 3 épisodes. Ainsi, les 2 premiers épisodes de chaque arc narratif sont toujours plus lents, mais permettent de développer les principaux personnages impliqués dans cette partie de l'histoire et de faire monter graduellement le suspense. Puis, le 3e épisode de chaque partie est là où la série va à 100 milles à l'heure : morts de personnages impliqués dans cette partie de l'histoire, résolution du problème principal, changement radical de la situation du personnage. Bref, on a des points culminants aux 3 ou 4 épisodes, et même encore plus vite que ça à la fin de la saison, avec seulement 2 épisodes entre les deux derniers climax de la saison.

La série réussit à faire quelque chose de très différent avec chacune de ces parties : on commence avec un thriller à la Jason Bourne, où Andor doit s'enfuir de Ferrix tout en évitant les hommes d'une agence de sécurité qui sont à sa recherche. S'ensuit un classique casse où Andor doit faire équipe avec un groupe de gens qu'il ne connaît pas pour cambrioler les réserves de crédits de l'empire. Puis, on tombe dans une ambiance de Prison Break alors que Cassian se retrouve enfermé dans une prison ultra sécurisée de l'Empire. Enfin, suivent les deux derniers épisodes, où presque toutes les intrigues convergent à nouveau vers Ferrix pour les funérailles de Maarva.

Les deux premiers épisodes de la série sont probablement les moins intéressants du lot, incluant beaucoup d'introductions aux différents personnages et enjeux. Cependant, dès le début, la différence entre cette série et le reste de Star Wars était déjà largement évidente, alors j'ai décidé de poursuivre l'aventure. Et je n'ai nullement regretté mon choix, car le 3ème épisode faisait déjà passer Andor à la prochaine vitesse : on s'y rend compte que la série est capable d'amener de la tension et du suspense de façon hyper efficace lorsque les enjeux sont élevés. J'étais scotché à ma télévision, ne sachant pas trop ce qui allait se passer par la suite. 

L'épisode du casse produit le même effet : la première moitié de l'épisode fait monter et monter la tension alors que la petite troupe infiltre la base de l'Empire. Aucune scène d'action n'est nécessaire pour provoquer cette tension alors que l'atmosphère et l'anticipation suffisent à nous tenir en haleine. Puis, tout part en couille et l'action commence. C'est dans cet épisode que j'ai compris que personne n'était à l'abri de la mort dans cette série (mis à part certains personnages que l'on sait qu'ils joueront un rôle dans le futur) : la majorité des compagnons de Cassian ont mordu subitement la poussière, parfois aussi stupidement qu'en se faisant écraser par des caisses qui n'étaient pas attachées, dans un vaisseau qui a dû accélérer à grande vitesse. 

L'arc narratif du pénitencier est également un point fort de la saison. J'ai vraiment aimé le design tout en blanc de la prison et son fonctionnement. Les histoires de pénitencier peuvent facilement sombrer dans des clichés à n'en plus finir, mais Andor évite ce piège. Les planchers qui peuvent électrocuter les détenus, les tuant sur le coup, sont bien pensés, de même que l'organisation de la prison, c'est-à-dire la façon dont les prisonniers sont divisés en différents groupes sur plusieurs étages. L'Empire a en plus trouvé une façon de faire coopérer ses prisonniers, créant une sorte de compétition entre les différentes équipes dans la fabrication de leurs pièces, qui résulte en des récompenses ou des conséquences selon leur rendement durant la journée. Bref, c'est clair que les scénaristes ont vraiment voulu apporter quelque chose de nouveau aux histoires de prison et ça a donné un fantastique résultat. La révélation, à la fin de la saison, que les pièces fabriquées par les détenus sont en fait des parties du canon de l'Étoile de la Mort, qui sera responsable de la mort d'Andor dans Rogue One, rend le séjour en prison du personnage encore plus significatif. 

Plusieurs acteurs laissent leur marque tout au courant de la saison. Il y a bien sûr Diego Luna, qui incarne le personnage titulaire et qui apporte une performance nuancée et subtile à son rôle, alors qu'on le voit s'approcher de plus en plus de la cause rebelle au fil des épisodes. Stellan Skarsgard est également un des grands acteurs de cette première saison et laisse sa marque en tant que Luthen Rael, leader d'un réseau rebelle clandestin. L'acteur doit alterner entre les deux personnalités de son personnage au courant de la saison et le fait avec brio. Son monologue de l'épisode 10, qui explique ses motivations et le coût de ses agissements, est l'une des parties les mieux écrites et actées de la saison et Skarsgard y donne son 100%. Mentionnons également Andy Serkis, qui fait une apparition surprise pour la partie de la série se déroulant dans la prison. En effet, il réussit à faire passer tellement d'émotions par les traits de son visage et il nous brise le cœur avec sa fameuse ligne "I can't swim". J'espère de tout mon coeur que son personnage reviendra pour la deuxième saison. Genevieve O'Reilly est également excellente dans son rôle de Mon Mothma.

Plusieurs autres acteurs laissent également leur marque, mais ça serait trop long de tous les nommer. C'est justement une grande force de la série : alors que d'autres scénaristes auraient pu ne pas accorder beaucoup d'importance à des personnages qui font des apparitions mineures, ceux d'Andor ont visiblement voulu que chaque personnage fasse sa marque. Ainsi, même les acteurs qui sont présents pour quelques minutes seulement sont convaincants dans leurs rôles, par exemple, un officier de l'empire que l'on voit discuter avec sa famille quelques heures avant sa mort, ce qui rendra cette dernière beaucoup plus percutante.

Cette attention aux détails démontre la compétence qu'ont ces scénaristes à développer un tout cohérent qui tient debout et où on peut détecter vraiment peu de failles. On voit que les responsables de la série ont de l'expérience, qu'ils ont un plan et qu'ils savent ce qu'ils font. En espérant que Disney leur laisse piloter d'autres projets dans le futur. 

Mention spéciale à la réalisation, qui est toujours excellente et convaincante. La série est vraiment belle dans tous ses aspects. Les effets spéciaux sont comparables à ceux du grand écran (le point de vue sur l'étoile de la mort à la fin de la saison est sublime, de même que le phénomène appelé The Eye sur Aldhani), la cinématographie est impeccable et j'ai aussi beaucoup aimé le jeu de couleurs, vibrantes tout au long de la saison.

Andor est donc une série de Star Wars qui aurait pu ne pas en être une, et c'est ce qui fait en partie son succès à mon avis. Les scénaristes se sont permis de s'éloigner des clichés fréquents de la saga pour nous emmener dans d'autres aspects plus sombres de cet univers. On a pu passer plus de temps à explorer les effets de la  tyrannie de l'Empire sur la population dans la vie de tous les jours. Le focus sur les personnages et leur émotions face à ce qu'ils vivent a permis de s'identifier plus facilement à eux qu'on le pourrait avec des Jedi qui sont presque des superhéros. L'ajout d'intrigues politiques avec Mon Mothma a également permis de découvrir un côté moins exploré de cet univers et de faire des parallèles avec le monde réel.

En bref, Andor me redonne espoir en l'univers Star Wars et tout le potentiel qui y est renfermé et j'ai extrêmement hâte de voir ce que les scénaristes vont nous présenter dans la deuxième et ultime saison. Commencer cette série malgré le peu d'intérêt que je lui portais est probablement l'une de mes meilleures décisions de 2022.

Note finale : 9.5/10







jeudi 25 août 2022

Top 5 : séries télé de science-fiction



La science-fiction étant mon genre préféré, et les séries télé mon divertissement par excellence, il me fallait faire un palmarès en conséquence. Voici donc le top 5 de mes séries de science-fiction préférées. Le choix fût extrêmement difficile et j'ai dû laisser de côté plusieurs de mes coups de coeur. 


5. Babylon 5 (1993-1998)



Série qui, à première vue et si on se fie aux médiocres premiers épisodes, semble complètement ridicule, Babylon 5 fut portant une série révolutionnaire dans les années 90 : J. Michael Straczynski, le créateur, avait tout prévu dès le début et avait un plan de 5 ans pour raconter son histoire. Cela fait donc de Babylon 5 une série très satisfaisante à regarder, qui délivre récompense par dessus récompense dans les saisons 3 et 4, où toutes les trames narratives culminent dans un apex fabuleux. Les effets spéciaux sont très datés et les chevelures de certains personnages ridicules, mais l'histoire est tellement bien racontée que ça reste une de mes séries préférées. 



4. Person of Interest (2011-2016)



Ça peut sembler un choix inusité dans cette liste, puisqu'à première vue, cette série semble être un autre procédural policier à la sauce CBS qu'on a vu des dizaines de fois déjà. Mais détrompez-vous : cette série captivante aborde le thème des intelligences artificielles et de ce qu'elles peuvent apporter de bon, comme de mal, à la société. Des enquêtes de la semaine, très efficaces pour la plupart, deviennent de plus en plus des pièces d'un puzzle relié à une vaste intrigue qui promet une guerre entre deux intelligences artificielles. Mention spéciale à la trame sonore de Ramin Djawadi, qui comporte plusieurs perles. 



3. The Expanse (2015-2022)



Adaptée des romans de James S.A. Corey, The Expanse est la série de science-fiction la plus réaliste à ce jour. Les lois de la physique y sont en grande partie respectées, et les joies de voir un vaisseau réaliser un flip and burn sont immenses. Les intrigues politiques, mêlées à des combats spatiaux purement jouissifs, un casting incroyablement diversifié, et une menace provenant d'un autre monde qui plane sur l'ensemble du système solaire, font de cette série de sci-fi la meilleure des années 2010. Malheureusement, la série a été coupée court après 6 saisons alors qu'il restait encore 3 livres à adapter, mais on se croise les doigts pour une suite prochaine. 


2. Lost (2004-2010)



Véritable phénomène à l'époque, Lost a influencé de nombreuses autres séries par la suite, par son approche Mystery box, copiée à maintes reprises à différents degrés de succès. La plus grande force de cette série, c'est son ensemble de personnages, tous très différents et marquants à leur manière, auxquels on s'attache très rapidement et qui vont développer des relations de tous genres entre eux. Il y a bien sûr les mystères entourant l'île qui planent tout au long de la série, et qui sont résolus de manière plus ou moins satisfaisante pour certains, mais l'ensemble de l'oeuvre reste incroyable. 



1. Battlestar Galactica (2003-2009)



L'idée de base de la série est simple : ce qui reste de l'humanité doit survivre dans une flotte de vaisseaux, escortés par le Galactica, après l'attaque par les Cylons des 12 colonies de Kobol. S'en suit une série palpitante et sombre à souhait au cours de laquelle on s'attache à des personnages loins d'êtres parfaits, mais tellement bien actés et écrits. Une intrigue bien ficelée, coupée par quelques épisodes filler dans les saisons 2.5 et 3.5, mais qui n'enlèvent pas à cette série sa qualité générale. Sans oublier les tambours de Bear McCreary, maestro responsable de la bande sonore, et les effets visuels qui restent, encore aujourd'hui, très solides pour la plupart. La série se termine de façon controversée, mais j'ai personnellement trouvé la fin très satisfaisante.