samedi 31 décembre 2022

Critique série - Slow Horses, saison 2





AppleTV+ continue sur sa lancée avec l'excellente série d'espionnage Slow Horses, qui, dans sa deuxième saison, nous permet de mieux découvrir ses personnages secondaires en explorant divers arcs narratifs qui se développent lentement pour finir par se rejoindre à la fin de la saison. Alors que, dans la première saison, le scénario se concentrait, d'un côté, sur les méchants et de l'autre, sur les héros, cette fois, la série décide de séparer les héros en plusieurs groupes, ce qui nous fera découvrir les qualités et les défauts de chacun. L'ensemble de l'œuvre forme un tout très cohérent, qui reste flou pendant la majorité de la saison jusqu'à ce que tout soit expliqué dans le dernier épisode.

Je n'ai pas parlé de Slow Horses auparavant sur ce blogue (et pour cause : j'ai commencé la série il y a quelques semaines seulement), alors voici en gros de quoi la série parle. Basée sur les romans de Mick Herron, on y suit une équipe du MI5 (les Slow Horses) composée, en résumé, de rejets. Par cela, je veux dire que les membres de l'équipe ont été largués là par le MI5, parce que l'organisation ne souhaite par les avoir dans les pattes et veut qu'ils soient occupés à faire des tâches stupides et peu importantes, une sorte de punition pour une action que chaque personnage a fait dans l'exercice de ses fonctions à un moment donné. Cette équipe est menée par Jackson Lamb (interprété par Gary Oldman), un homme à l'apparence peu soignée, qui boit et fume dans son bureau en plus de lâcher de monstrueuses flatulences sans gêne. Ce dernier ne se gêne pas non plus pour traiter son équipe de tous les noms et leur signifier leur incompétence à de maintes reprises, bien qu'on remarque au fil des épisodes que peut-être qu'il ne les déteste pas autant qu'il le laisse croire. La série suit donc, dans sa première saison, cette équipe alors qu'ils sont impliqués bien malgré eux dans un complot impliquant certaines hautes instances du MI5. La deuxième saison, quant à elle, raconte une nouvelle histoire alors que l'équipe doit se mêler d'un autre complot, et cette fois, les Russes sont de la partie. 

Ce qui fait le charme de Slow Horses, à mon avis, c'est le ton général de la série : si vous cherchez une série d'espionnage qui se prend extrêmement au sérieux, ce n'est pas ici que vous la trouverez. Slow Horses, bien que sérieuse et dramatique quand elle a besoin de l'être, utilise régulièrement un humour très british, très sarcastique, qui se fait remarquer surtout lors des conversations entre les différents personnages. Gary Oldman, en particulier, est excellent dans ce genre d'humour et sa façon de délivrer certaines phrases est absolument parfaite et hilarante, m'ayant fait rire à haute voix à de nombreuses reprises. Bien que son personnage agisse comme un trou de cul très régulièrement dans ses conversations avec les membres de son équipe, c'est impossible de ne pas l'aimer, tout simplement à cause du charme de Gary Oldman.

Il n'y a pas de héros à la James Bond, hyper intelligent et athlétique. Au contraire, étant donné le contexte de la série, nos héros sont généralement assez stupides et vont régulièrement faire des erreurs assez coûteuses tout au long de leurs enquêtes. Cela rend généralement le tout plus réaliste et humain et c'est plus facile de s'identifier aux personnages, qui font des erreurs comme n'importe qui pourrait le faire dans le monde réel. Certains pourraient dire que les erreurs commises par les personnages sont irréalistes et que c'est de la mauvaise écriture de scénario, mais au contraire, je trouve que c'est totalement logique que cela arrive dans cette série, étant donné que nos personnages sont, pour la plupart, loin d'être parfaits. 


Spoilers pour la deuxième saison à venir !

J'ai trouvé la deuxième saison un peu moins bonne que la première, car il y manquait quelque chose que j'avais vraiment apprécié dans la première saison : un gros focus sur les vilains. Dans la saison 1, la grosse portion des épisodes consacrée aux kidnappeurs d'Hassan avait été une grande source de tension et de suspense tout au long de la saison, et l'absence de scènes du genre dans cette seconde saison s'est fait ressentir. Tout de même, cela nous a permis de passer plus de temps avec nos héros et de les développer de meilleure façon. J'ai bien aimé les aventures de River dans le village de Upshott et les scènes qu'il a partagé avec l'assassin russe furent tendues à souhait. J'ai eu un peu mal pour River quand on a découvert, tardivement dans la saison, que sa présence à Upshott n'était en fait qu'une distraction orchestrée par les Russes et qu'il n'avait été qu'un pion pendant tout ce temps. Jackson Lamb a également pu nous démontrer qu'il a de grands talents de détective, alors qu'il a par lui-même suivi des pistes afin de découvrir ce que les russes tramaient. On a aussi pu se rendre compte qu'il peut être impitoyable lorsqu'il le souhaite, par exemple dans ses agissement avec Rebecca, la fille qui a fait semblant d'avoir percuté Min avec sa voiture. 

Je ne m'attendais pas du tout à la mort de Min dans le 3e épisode, et ça m'a fait mal. Je trouvais sa relation avec Louisa très intéressante et je voulais en voir plus. On ne faisait que commencer à le connaître, mais malheureusement, sa naïveté et sa curiosité auront eu le dessus sur lui. J'ai bien aimé le dernier hommage qui lui a été rendu dans le dernier épisode de la saison, et le retour de la chanson "The Scientist" de Coldplay, cette chanson sur laquelle la radio de sa voiture était bloquée,  m'a bien fait rire malgré les circonstances. 

Je dois avouer que cette deuxième saison aurait pu bénéficier d'un ou deux épisodes de plus pour raconter son histoire, ou d'épisodes un peu plus long. Les premiers épisodes de la saisons ont pris beaucoup de temps pour introduire les différentes pièces du puzzle et placer les différents personnages où ils devaient être, puis, le rythme s'est mis à grandement accélérer dans la deuxième moitié de la saison. Soudainement, j'avais un peu de difficulté à comprendre certaines parties de l'histoire, les personnages semblant effectuer des déductions sur les motivations des Russes de façon un peu trop facile, et j'avais de la difficulté à comprendre comment ils en arrivaient à de telles déductions. Heureusement, le dernier épisode de la saison a tout clarifié les points d'interrogation qui restaient et a résolu l'intrigue de cette saison de façon très satisfaisante. 

Quelle surprise ce fut d'avoir un trailer de la saison 3 à la fin de l'épisode 6. J'apprécie vraiment le calendrier de sortie des saisons de Slow Horses et c'est soulageant de savoir qu'on n'aura pas à attendre deux ans avant de voir la suite. Plus de séries devraient adopter ce calendrier de sortie, qui nous permet de ne pas tout oublier entre les saisons.

En bref, cette deuxième saison de Slow Horses poursuit sur la lancée de la première et nous offre une série d'espionnage très rafraîchissante, dont le plus gros highlight reste Gary Oldman dans son rôle de Lamb. Les autres personnages de la série commencent tout de même de plus en plus à occuper une place importante dans l'histoire et j'ai bien hâte de voir ce que la suite leur réserve. En attendant la prochaine saison, je vais peut-être commencer la lecture des livres de Mick Herron!

Note finale : 8.5/10











samedi 17 décembre 2022

Palmarès - Mes séries préférées en 2022




L'année 2022 n'aura pas été ma meilleure pour ce qui est de la quantité de série que j'ai regardées au cours de celle-ci. En effet, à moins d'avoir mal compté, j'ai regardé 19 séries dont la saison a joué en 2022, en plus de plusieurs séries déjà finies ou qui n'ont pas eu de nouvelle saison cette année. Bref, des chiffres un peu décevants pour moi et je compte mieux faire en 2023. Il y a malheureusement eu une petite période à la fin de l'été où je me suis mis à regarder beaucoup moins de séries que d'habitude et c'est ce qui a nui à mes chiffres. 

Malgré tout, cette année en fut une excellente pour ce qui est de la qualité des séries offertes par les différentes plateformes de streaming et je dois dire que je n'ai rarement regardé autant de contenu d'aussi bonne qualité que cette année. Le choix de mes 5 séries préférées parmi toutes celles que j'ai regardé fut donc plutôt difficile à effectuer et j'ai eu des choix déchirants à faire, devant laisser de côté des séries que j'ai absolument adoré.

Voici donc mon palmarès des 5 meilleures séries de l'année 2022. 


5. The Boys


The Boys continue de s'améliorer sans cesse, le prouvant encore une fois avec cette 3ème saison qui fut la meilleure à ce jour. La série a décidé de redoubler dans l'explicite cette année, nous offrant des scènes ma foi très... marquantes, ce qui a beaucoup alimenté la discussion concernant la série, mais le scénario fut néanmoins de grande qualité tout au long de la saison, les arcs narratifs se dirigeant toutes vers une confrontation avec Homelander, ce méchant qu'on aime haïr, interprété à merveille par Anthony Starr. Je trouve que le dernier épisode de la saison a un peu raté la cible, mais l'ensemble de l'œuvre était tout de même de grande qualité, tous les personnages ayant leur rôle à jouer et leur chance de briller dans cette excellente saison de télévision.  


4. House of the Dragon

House of the Dragon fut une excellente surprise. Les attentes n'étaient pas très élevées après la fin de Game of Thrones, mais les créateurs ont su déjouer nos attentes et nous offrir un produit de très bonne qualité, délivré à la bonne vieille méthode des premières saisons de GoT, c'est-à-dire, à coups de trahisons, d'intrigues politiques, d'assassinats et... d'inceste. C'est un plaisir de revoir King's Landing après toutes ces années et replonger dans cet univers fut une chose extrêmement facile à effectuer malgré la tache laissée par la fin de GoT il y a quelques années. 


3. Severance


Severance est la série la plus originale de l'année. Un concept qui n'a jamais été exploré à la télévision auparavant permet de créer une série dont l'intrigue est extrêmement dure à prédire. Les 9 épisodes de la première saison, qui culminent dans un final palpitant, introduisent des tonnes de mystères, qui sont pour la plupart non-résolus, mais qui font déjà travailler les cerveaux des internautes, qui tentent d'analyser tous les indices qui leur sont présentés afin de trouver des réponses. La réalisation est impeccable, les épisodes étant remplis de prises de vue uniques sur les couloirs et les bureaux de Lumon Industries. Les acteurs sont également excellents, alternant entre leur version du travail et leur version hors-travail avec brio. 


2. Andor


J'ai déjà fait l'éloge de Andor plusieurs fois sur ce blogue, mais je le répète encore : c'est le meilleur Star Wars de tous les temps. Point final. Même les gens qui n'ont jamais regardé Star Wars de leur vie devraient prendre le temps de regarder cette première saison, car cette série pourrait facilement passer pour une série de science-fiction se déroulant dans un univers complètement différent avec quelques altérations au scénario. Andor est une série écrite par des scénaristes ultra-compétents, qui savent ce qu'ils font et où il veulent diriger leur histoire. Il n'y a pas un moment stupide ou incohérent dans cette saison qui est quasi parfaite du début à la fin. Les performances incroyables des acteurs aident également à faire de cette série un énorme coup de cœur de cette année 2022. 


1. Better Call Saul 


J'espérais de grandes choses pour cette ultime de saison de Better Call Saul, et je n'ai nullement été déçu. La série répond à toutes nos interrogations sur le destin de ses personnages avec brio, faisant par le fait même le lien avec Breaking Bad et le monde post-Walter White. Des moments choquants viennent également ponctuer la fin de quelques épisodes, des moments qui nous ont laissé complètement abasourdis. Le scénario reste une grande force de la série jusqu'à la fin, rempli de subtilités et acté avec brio par tous ces acteurs que nous avons appris à aimer tout au long des dernières années. De plus, fidèle à elle-même, la série n'a pas peur de prendre son temps pour placer les différents pions de ses intrigues, les scénaristes ayant confiance en la patience de leur public, ce qui permet de créer des pay-offs très satisfaisants tardivement dans la saison. Better Call Saul sera aussi restée l'une des séries les mieux réalisées à la télévision pendant toute son existence, remplie de prises de vue bien pensées et originales. Un chef-d'œuvre. 


Mentions honorables (ces séries qui auraient pu être dans le top 5) : 


The Expanse : une série chouchoue depuis 2015 pour moi, que j'ai adoré de tout mon être pendant ses 6 saisons, que j'ai vu mourir et renaître de ses cendres en 2018. Une série qui sera restée très méconnue et que peu de gens ont regardé, mais que je continuerai à regarder et regarder à nouveau jusqu'à temps qu'elle renaisse de ses cendres pour une deuxième fois afin de véritablement finir son histoire. Seulement 2 épisodes ont joué en 2022, de là mon hésitation à la placer dans ce palmarès.


Star Trek Strange New Worlds : Parmi les différentes séries de la renaissance de Star Trek, celle-ci est définitivement la meilleure jusqu'à présent.


For All Mankind : La série uchronique de science-fiction reste un petit bijou sur AppleTV+.


Black Bird : Une excellente mini-série en milieu carcéral, dont le plus grand point fort reste le jeu d'acteurs phénoménal de Taron Edgerton et Paul Walter Hauser. 


Stranger Things : La saison 4 est remplie de moments incroyables, mais aurait bénéficié d'épisodes un peu moins longs.


Et vous, quelles sont vos séries préférées de 2022 ?

mardi 6 décembre 2022

Critique série - The Peripheral, saison 1

 



Spoilers à venir !


Quand j'ai su que Jonathan Nolan et Lisa Joy étaient associés à The Peripheral, j'ai tout de suite ajouté la série à ma liste de visionnement prioritaire. Le couple était responsable jusqu'à tout récemment de Westworld (paix à son âme), que j'ai adoré, tandis que Nolan est le créateur de la série Person of Interest, l'une des mes séries de science-fiction préférées. L'idée de base de la série me semblait également intéressante et être dans mes cordes. J'avais donc bon espoir qu'une nouvelle petite perle de science-fiction fasse son entrée sur nos écrans le 21 octobre. Le résultat, maintenant que la première saison est terminée ? La série a du potentiel et des concepts très intéressants, mais l'exécution laisse à désirer.

L'histoire, qui paraît très générique au début, se complexifie assez rapidement dès qu'on apprend que le casque que Flynne (Chloe Grace Moretz) utilise pour jouer à un nouveau jeu est en fait une façon de se projeter dans le futur et de prendre le contrôle d'un Peripheral, un androïde à son image, et que toutes les actions qu'elle pose aux commandes de ce robot ont de réelles répercussions sur l'avenir. Les choses se compliquent encore plus quand Flynne met la main sur des données très importantes pour le Research Institute, organisation très proéminente du futur, et que ce fameux Research Institute se mettra à faire tout en son pouvoir afin d'éliminer Flynne, en payant de grosses sommes à des tueurs de 2032 afin que ces derniers s'occupent de l'assassinat. À partir de ce moment, plusieurs joueurs différents se mêlent de la partie, en 2032 comme en 2099, et le tout devient beaucoup trop complexe et mal expliqué. Ça devient un peu difficile de comprendre les intentions de chaque personnage et organisation impliquée, particulièrement en 2099, où de nombreux termes comme Neoprim, Klept, et autres sont employés. De nouveaux personnages sont parfois introduits de façon très rapide (d'où sortait le gars du magasin d'imprimantes 3D et quand est-ce que Flynn l'a mis au courant de sa situation actuelle déjà???), prenant soudainement une place importante dans l'histoire sans qu'on comprenne trop ce qu'ils ont à y voir. Bref, je crois que la série aurait bénéficié de 2 ou 3 épisodes supplémentaires pour raconter cette partie de son histoire, car je ressors de cette première saison un peu plus mêlé qu'autre chose et je sens déjà que j'aurai tout oublié les détails lorsqu'une potentielle saison 2 commencera dans 1 ou 2 ans. 

D'ailleurs, le manque d'explications sur certains concepts clés de la série est encore plus flagrant dans le dernier épisode de la saison, alors que Flynne doit ouvrir un nouveau stub afin de se cacher de Cherise Nuland, qui souhaite faire exploser une ogive nucléaire et détruire la ville où Flynne habite en 2032 afin d'effacer pour toujours les données cachée dans le cerveau de la jeune femme. L'idée est bonne, sauf que, quand Flynne arrive à l'endroit où elle peut créer un nouveau stub, elle semble savoir parfaitement comment procéder et accomplit des actions que je n'ai pas trop compris, entre autres, la destruction d'une montre de poche dont elle se sert pour activer le stub. Mais pourquoi une montre de poche ?? 

Parlant de la fin, elle est un peu ambiguë. Est-ce que la nouvelle copie de Flynne est au courant de ce qui s'est passé tout au long de la saison ? Si oui, comment ? Est-ce que le nouveau stub a été créé afin qu'il soit simultané à celui de la Flynne originale ? C'est la seule explication que je vois, à moins que Lowbeer ait réussi à la retrouver dans le nouveau stub et lui expliquer tous les événements. 

Il y a quand même plusieurs éléments que j'ai trouvé très intéressants dans cet univers. Le processus par lequel les gens du futur peuvent retourner dans le passé est plutôt original, provenant, je n'en doute pas, du roman de William Gibson duquel la série s'inspire. L'idée que le Research Institute possède le moyen d'ouvrir des nouvelles branches temporelles, des stubs, afin de tester des nouvelles technologies sans créer de conséquences sur la ligne temporelle actuelle est très intéressante et peut apporter un grand lot de possibilités scénaristiques si les auteurs l'exploitent correctement. Les implants que les gens du futur possèdent, leur permettant d'accomplir toutes sortes d'actions par de simples gestes des doigts, sont également bien pensés, bien que je me dise que ça doit apporter son lot d'accidents causés par des gestes de la main ressemblant trop aux commandes attendues par l'implant. J'ai également le désir d'en savoir plus sur le Jackpot, cet ensemble de catastrophes ayant mené l'humanité sur le bord du gouffre en réduisant la population humaine de beaucoup, quelques années avant 2099. 

J'ai, à mon grand étonnement, préféré les scènes se déroulant en 2032 que celles ayant lieu en 2099. Dans cette partie de l'histoire, la série ressemble pratiquement plus à un thriller qu'à une série de science-fiction, et je trouve qu'elle maîtrise ce genre avec plus d'aise que son côté sci-fi. J'ai bien aimé la relation entre Flynne et son frère Burton (Jack Reynor). Conner (Eli Goree) est également l'un de mes personnages préférés de cette première saison. Corbell Pickett (Louis Herthum) fait aussi planer son ombre tout au long de la saison, ses intentions étant plutôt nébuleuses, mais chaque scène où il est présent apporte son lot de tension et d'inconfort et je dois dire que cet antagoniste est beaucoup plus intéressant que ceux de 2099. Finalement, les enquêtes du policier Tommy (Alex Hernandez), qui essaye de comprendre ce qui se passe avec les Fisher, qui ne veulent rien lui dire, tout en devant collaborer avec un shérif corrompu et Corbel Pickett, ont gardé mon intérêt du début à la fin et j'ai bien aimé là où son histoire s'est arrêtée à la fin de la saison.

De façon générale, la série est bien réalisée et les effets spéciaux sont solides, particulièrement en 2099, où les environnements ont dû être nettement modifiés pour leur donner un aspect futuriste (d'ailleurs, quelles sont ces statues qu'on a pu voir tout au long de la saison, qui prennent place un peu partout dans Londres mais dont la signification n'est jamais expliquée?). J'ai un peu moins apprécié le look général de la série : je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais malgré les bons effets spéciaux, j'avais parfois l'impression qu'il manquait un petit quelque chose, ce qui faisait que la série semblait semblait parfois un peu cheap. Je ne sais pas trop si c'était à cause de la gamme de couleurs employée ou des techniques d'éclairage. 

Les acteurs jouent aussi bien leur rôle et sont tous compétents, bien qu'aucun ne m'a vraiment épaté. J'ai bien aimé les chorégraphies lors des combats, qui m'ont semblé très bien exécutées et filmées. La trame sonore était correcte, sans plus et je n'ai pas trouvé le thème du générique d'ouverture assez accrocheur et original.

En général, les ingrédients sont donc là pour créer une série extrêmement intéressante, mais le scénario laisse à désirer et j'espère bien voir une amélioration lors d'une prochaine saison. Il faut donc que la série explique de façon plus claire quels sont les différents acteurs impliqués dans les événements entourant le Jackpot et quelles sont leurs intentions dans toute cette histoire. Il faudrait aussi que la deuxième saison soit composée d'un plus grand nombre d'épisodes afin de rendre les décisions de certains personnages plus cohérentes. En effet, il y a plusieurs moments au cours de cette première saison où des personnages étaient soudainement au courant de certains détails importants, mais sans qu'on ait vu ce qui a mené à cela, et ça donnait l'impression qu'il manquait des scènes cruciales au montage. Les dialogues pourraient également être revus afin de diminuer le nombre impressionnant de fuck prononcés par les personnages dans chaque épisode, qui semblaient parfois presque forcés. 

En bref, The Peripheral est une série de science-fiction ambitieuse, qui a d'excellentes idées mais les exécute avec plus ou moins de brio. Je suis quand même assez investi dans ces personnages pour désirer découvrir ce que la deuxième saison nous apportera, en espérant que les défauts présents au cours de cette première saison seront corrigés rendus là. 

Note finale : 6.5/10

mercredi 30 novembre 2022

Critique série - Andor, saison 1







Spoilers à venir !



Andor est le meilleur Star Wars de tous les temps. Oui, oui, je l'ai dit.

Ironique, considérant que c'est ce qui s'éloigne le plus de l'essence même de Star Wars parmi toutes les œuvres qui ont été crées dans cet univers. Absents sont les sabres lasers, les Jedi, les éléments de fantasy... Andor est une série de science-fiction pure et dure, au scénario peaufiné et réfléchi, à la réalisation impeccable, qui ne cherche pas à vendre des jouets ou attirer les enfants. Enlevez le nom Star Wars et ce scénario pourrait facilement être intégré dans un tout nouvel univers de science-fiction, mises à part quelques références évidentes au reste de la franchise. Puis déplacez cette série sur HBO et elle y trouve parfaitement sa place parmi le riche contenu de la chaîne.

On a ici une série qui sait prendre son temps pour développer ses personnages et leurs motivations, ce qui permet de livrer des récompenses assez incroyables dans les derniers épisodes de la saison. Les scénaristes ont choisi une approche un peu différente, pour raconter leur histoire, de ce qu'on est habitué de voir dans la plupart des séries télévisées de nos jours. Alors que nous connaissons très bien la façon de faire actuelle, qui est de développer une histoire de façon plus ou moins lente pendant une dizaine d'épisodes, ce qui crée un gigantesque climax dans le dernier épisode de la saison, Andor procède différemment. Bien que certaines parties de l'histoire suivent le schéma classique, les aventures du personnage titulaire sont explorées d'une façon différente, dans des mini arcs narratifs de 3 épisodes. Ainsi, les 2 premiers épisodes de chaque arc narratif sont toujours plus lents, mais permettent de développer les principaux personnages impliqués dans cette partie de l'histoire et de faire monter graduellement le suspense. Puis, le 3e épisode de chaque partie est là où la série va à 100 milles à l'heure : morts de personnages impliqués dans cette partie de l'histoire, résolution du problème principal, changement radical de la situation du personnage. Bref, on a des points culminants aux 3 ou 4 épisodes, et même encore plus vite que ça à la fin de la saison, avec seulement 2 épisodes entre les deux derniers climax de la saison.

La série réussit à faire quelque chose de très différent avec chacune de ces parties : on commence avec un thriller à la Jason Bourne, où Andor doit s'enfuir de Ferrix tout en évitant les hommes d'une agence de sécurité qui sont à sa recherche. S'ensuit un classique casse où Andor doit faire équipe avec un groupe de gens qu'il ne connaît pas pour cambrioler les réserves de crédits de l'empire. Puis, on tombe dans une ambiance de Prison Break alors que Cassian se retrouve enfermé dans une prison ultra sécurisée de l'Empire. Enfin, suivent les deux derniers épisodes, où presque toutes les intrigues convergent à nouveau vers Ferrix pour les funérailles de Maarva.

Les deux premiers épisodes de la série sont probablement les moins intéressants du lot, incluant beaucoup d'introductions aux différents personnages et enjeux. Cependant, dès le début, la différence entre cette série et le reste de Star Wars était déjà largement évidente, alors j'ai décidé de poursuivre l'aventure. Et je n'ai nullement regretté mon choix, car le 3ème épisode faisait déjà passer Andor à la prochaine vitesse : on s'y rend compte que la série est capable d'amener de la tension et du suspense de façon hyper efficace lorsque les enjeux sont élevés. J'étais scotché à ma télévision, ne sachant pas trop ce qui allait se passer par la suite. 

L'épisode du casse produit le même effet : la première moitié de l'épisode fait monter et monter la tension alors que la petite troupe infiltre la base de l'Empire. Aucune scène d'action n'est nécessaire pour provoquer cette tension alors que l'atmosphère et l'anticipation suffisent à nous tenir en haleine. Puis, tout part en couille et l'action commence. C'est dans cet épisode que j'ai compris que personne n'était à l'abri de la mort dans cette série (mis à part certains personnages que l'on sait qu'ils joueront un rôle dans le futur) : la majorité des compagnons de Cassian ont mordu subitement la poussière, parfois aussi stupidement qu'en se faisant écraser par des caisses qui n'étaient pas attachées, dans un vaisseau qui a dû accélérer à grande vitesse. 

L'arc narratif du pénitencier est également un point fort de la saison. J'ai vraiment aimé le design tout en blanc de la prison et son fonctionnement. Les histoires de pénitencier peuvent facilement sombrer dans des clichés à n'en plus finir, mais Andor évite ce piège. Les planchers qui peuvent électrocuter les détenus, les tuant sur le coup, sont bien pensés, de même que l'organisation de la prison, c'est-à-dire la façon dont les prisonniers sont divisés en différents groupes sur plusieurs étages. L'Empire a en plus trouvé une façon de faire coopérer ses prisonniers, créant une sorte de compétition entre les différentes équipes dans la fabrication de leurs pièces, qui résulte en des récompenses ou des conséquences selon leur rendement durant la journée. Bref, c'est clair que les scénaristes ont vraiment voulu apporter quelque chose de nouveau aux histoires de prison et ça a donné un fantastique résultat. La révélation, à la fin de la saison, que les pièces fabriquées par les détenus sont en fait des parties du canon de l'Étoile de la Mort, qui sera responsable de la mort d'Andor dans Rogue One, rend le séjour en prison du personnage encore plus significatif. 

Plusieurs acteurs laissent leur marque tout au courant de la saison. Il y a bien sûr Diego Luna, qui incarne le personnage titulaire et qui apporte une performance nuancée et subtile à son rôle, alors qu'on le voit s'approcher de plus en plus de la cause rebelle au fil des épisodes. Stellan Skarsgard est également un des grands acteurs de cette première saison et laisse sa marque en tant que Luthen Rael, leader d'un réseau rebelle clandestin. L'acteur doit alterner entre les deux personnalités de son personnage au courant de la saison et le fait avec brio. Son monologue de l'épisode 10, qui explique ses motivations et le coût de ses agissements, est l'une des parties les mieux écrites et actées de la saison et Skarsgard y donne son 100%. Mentionnons également Andy Serkis, qui fait une apparition surprise pour la partie de la série se déroulant dans la prison. En effet, il réussit à faire passer tellement d'émotions par les traits de son visage et il nous brise le cœur avec sa fameuse ligne "I can't swim". J'espère de tout mon coeur que son personnage reviendra pour la deuxième saison. Genevieve O'Reilly est également excellente dans son rôle de Mon Mothma.

Plusieurs autres acteurs laissent également leur marque, mais ça serait trop long de tous les nommer. C'est justement une grande force de la série : alors que d'autres scénaristes auraient pu ne pas accorder beaucoup d'importance à des personnages qui font des apparitions mineures, ceux d'Andor ont visiblement voulu que chaque personnage fasse sa marque. Ainsi, même les acteurs qui sont présents pour quelques minutes seulement sont convaincants dans leurs rôles, par exemple, un officier de l'empire que l'on voit discuter avec sa famille quelques heures avant sa mort, ce qui rendra cette dernière beaucoup plus percutante.

Cette attention aux détails démontre la compétence qu'ont ces scénaristes à développer un tout cohérent qui tient debout et où on peut détecter vraiment peu de failles. On voit que les responsables de la série ont de l'expérience, qu'ils ont un plan et qu'ils savent ce qu'ils font. En espérant que Disney leur laisse piloter d'autres projets dans le futur. 

Mention spéciale à la réalisation, qui est toujours excellente et convaincante. La série est vraiment belle dans tous ses aspects. Les effets spéciaux sont comparables à ceux du grand écran (le point de vue sur l'étoile de la mort à la fin de la saison est sublime, de même que le phénomène appelé The Eye sur Aldhani), la cinématographie est impeccable et j'ai aussi beaucoup aimé le jeu de couleurs, vibrantes tout au long de la saison.

Andor est donc une série de Star Wars qui aurait pu ne pas en être une, et c'est ce qui fait en partie son succès à mon avis. Les scénaristes se sont permis de s'éloigner des clichés fréquents de la saga pour nous emmener dans d'autres aspects plus sombres de cet univers. On a pu passer plus de temps à explorer les effets de la  tyrannie de l'Empire sur la population dans la vie de tous les jours. Le focus sur les personnages et leur émotions face à ce qu'ils vivent a permis de s'identifier plus facilement à eux qu'on le pourrait avec des Jedi qui sont presque des superhéros. L'ajout d'intrigues politiques avec Mon Mothma a également permis de découvrir un côté moins exploré de cet univers et de faire des parallèles avec le monde réel.

En bref, Andor me redonne espoir en l'univers Star Wars et tout le potentiel qui y est renfermé et j'ai extrêmement hâte de voir ce que les scénaristes vont nous présenter dans la deuxième et ultime saison. Commencer cette série malgré le peu d'intérêt que je lui portais est probablement l'une de mes meilleures décisions de 2022.

Note finale : 9.5/10







jeudi 27 octobre 2022

Critique série - House of the Dragon, saison 1

 



Spoilers à venir !

Après la fin controversée de Game of Thrones, les attentes n'étaient pas particulièrement élevées pour House of the Dragon, la première série dérivée de celle-ci. Je gardais quand même espoir qu'on ait droit à quelque chose de qualité, étant donné l'absence de David Benioff et D.B. Weiss, les deux principaux responsables de la fin hâtive de la série culte, qui voulaient rapidement terminer le projet, malgré l'insistance de HBO pour faire durer la série plus longtemps.

Dès le premier épisode, mes craintes sont rapidement tombées à l'eau : l'univers de Westeros a su me captiver à nouveau dès les premières minutes de la série, et le même sentiment que lors de mon premier visionnement de Game of Thrones s'est vite installé en moi. J'étais à nouveau addicté à ce monde et je n'attendais plus qu'une chose dans ma semaine, que le dimanche soir arrive rapidement afin de regarder le prochain épisode. 

Basée sur le livre Fire and Blood de George R. R. Martin, cette série se déroule 200 ans avant Game of Thrones et suit la dynastie Targaryen, dans des événements qui mèneront à la Danse des dragons, une terrible guerre civile entre différentes parties de la famille qui mènera finalement à la décimation presque totale des Targaryen et des dragons dans ce monde. 

Cependant, avant d'en arriver à cette guerre, les scénaristes ont décidé de se servir de cette première saison pour introduire les divers personnages qui y seront impliqués et de nous faire découvrir leur personnalité ainsi que leur passé. Une décision qui, ultimement, sera selon moi très bénéfique à notre plaisir lors des prochaines saisons, bien que le dernier épisode nous laisse un peu sur notre appétit, puisqu'il s'arrête au moment où la guerre semble rendue inévitable, et l'attente entre les saisons sera très longue. 

Les 10 premiers épisodes de cette saison sont tous d'excellente qualité, aucun n'ayant été particulièrement faible à mes yeux. Le rythme est soutenu et la plupart des scènes ont leur importance particulière. Bien que peu de scènes d'actions aient été présentes dans cette saison (on ne doute pas qu'il y en aura beaucoup à venir), les scènes de dialogue sont captivantes, grâce entre autres à d'excellentes performances par les acteurs. Des scènes de dialogue qui nous permettent de mieux connaître les personnages, de comprendre leurs motivations et de quel côté ils se rangent parmi tous les futurs participants à cette guerre. J'ai énormément apprécié que cette saison soit plus similaire aux débuts de Game of Thrones, priorisant les intrigues politiques et de cour des premières saisons au lieu des scènes d'action des dernières. 

J'avais un peu de crainte concernant les sauts dans le temps à venir au cours de la saison, m'étant rapidement habitué à Milly Alcock et Emily Carey dans leurs rôles de Rhaenyra et Alicent. Mes craintes se sont rapidement apaisées quand j'ai vu que Emma Darcy et Olivia Cooke étaient tout aussi convaincantes dans leurs rôles. Les deux jeunes interprètes auront tout de même su faire leurs marques et on leur souhaite d'autres gros rôles pour la suite de leur carrière. 

J'ai un peu moins apprécié le deuxième saut dans le temps, quand, cette fois, les enfants de Daemon/Rhaenyra et Alicent/Viserys ont changé d'interprètes. L'écart entre les deux sauts dans le temps a été très court et je dois avouer que j'ai été un peu perdu sur le coup, certains enfants étant durs à reconnaître et les noms se ressemblant beaucoup pour certains. Le tout s'est rapidement replacé quand même, puisque l'épisode ou ce deuxième saut dans le temps se déroule est probablement le meilleur de la saison, grâce entre autres à la formidable performance de Paddy Considine, qui joue à merveille les dernières heures de Viserys Targaryen. 

Considine a définitivement été l'une des grandes forces de cette saison, incarnant probablement le seul personnage réellement bon et gentil de tous. Son désir de voir sa famille unie était beau à voir, de même que sa persévérance face à l'adversité et son amour pour sa fille, dont il n'a pas lâché le soutien un seul instant. Ce soutien s'est manifesté jusqu'à son dernier jour, lorsqu'il a fait une exceptionnelle sortie dans la salle du trône pour y prendre une décision concernant l'héritier de Driftmark. Une scène qui fut de toute beauté, embellie encore plus par le moment (improvisé, l'apprendra-t-on par la suite) où le roi, en grande difficulté, échappe sa couronne sur le sol et que son frère Daemon la ramasse pour la lui redonner. Le dernier souper du roi fut également très beau à voir, quand Viserys put enfin voir ce qu'il rêvait de voir depuis longtemps : les membres de sa famille riant de bon cœur ensemble. Je considère donc Viserys comme le Ned Stark de cette saison : un personnage fondamentalement bon qui a su faire sa marque au cours de la première saison et dont on s'ennuiera énormément pour la suite. 

Je dois tout de même féliciter les scénaristes pour leur capacité à nous faire aimer des personnages qui, pourtant, sont presque tous aussi mal intentionnés les uns que les autres. J'ai changé de côté à plusieurs reprises au courant de la saison, ayant du mal à choisir pour qui prendre et voyant des qualités qui me permettaient de pardonner les personnages. Tout ça est bien sûr aidé par le charisme amené par les acteurs à leur rôle (on n'a qu'à penser à Matt Smith, dont le personnage est clairement un manipulateur qui a un côté très mauvais, mais qu'on ne peut qu'apprécier lorsqu'il est présent). Finalement, la mort de Viserys m'a de plus en plus amené à choisir le côté de Rhaenyra, bien que j'aie de l'empathie pour Alicent, qui, malgré ses mauvaises qualités, n'a jamais voulu que toute cette histoire se rende jusque-là. J'ai hâte de voir quelles seront ses prochaines décisions au courant des prochaines saisons, car j'aimerais bien qu'elle et Rhaenyra réussissent à trouver un terrain d'entente. Ces deux dernières étaient de grandes amies au début de la saison, et c'est triste de voir où elles en sont rendues. 

J'ai eu un peu peur lorsque Rhaenys s'est évadée du Dragonpit à la fin de l'épisode 9, tuant des dizaines de citoyens innocents par le fait même, mais laissant la vie sauve à ses ennemis. Ça semblait être une faille assez évidente dans le scénario, et ça m'a amené à me demander si les scénaristes allaient commencer à inclure des facilités de la sorte à plusieurs reprises alors qu'elles n'avaient pas vraiment été présentes depuis le début. J'avais l'impression de soudainement me retrouver dans les dernières saisons de Game of Thrones, où la série désirait conserver une partie de ses fans, qui souhaitaient voir de l'action et des dragons, en incluant de nombreuses scènes du genre. Mes craintes se sont cependant apaisées dès le début de l'épisode 10, quand Rhaenys a dit à Rhaenyra que ce n'était pas sa guerre à démarrer, et tout a pris son sens. Visiblement, les scénaristes avaient prévu le coup. 

Ce fut un plaisir de retrouver King's Landing encore intacte avant vous savez quoi. J'aurais quand même aimé qu'un peu plus de temps soit passé dans les rues de la cité et qu'on voit un peu plus la vie des habitants. On y voit quand même quelques passages intéressants lors de l'escapade nocturne de Daemon et Rhaenyra et lorsque la recherche du prince Aegon se met en branle. 

Les effets spéciaux sont bien utilisés la plupart du temps tout au long de la saison, mais quelques scènes où des personnages sont à dos de dragon m'ont paru un peu étranges. J'ai eu l'impression qu'il y avait une baisse de la qualité à ce niveau comparé à Game of Thrones. Cependant, la mise en scène, les costumes et la cinématographie sont tous de très grande qualité et la série ne paraît jamais cheap. Sans oublier la bande sonore de Ramin Djawadi, qui revient en force et réutilise certains thèmes de la série originale tout en les mélangeant avec de nouvelles pièces, ce qui crée une bande sonore envoûtante. J'étais un peu déçu quand j'ai appris que le thème principal du générique de début restait le même, mais je me suis rapidement rendu compte qu'il n'y a rien de mieux pour générer du hype au début d'un épisode. 

En bref, cette première saison de House of the Dragon signale un retour en grande force dans l'univers de Westeros, grâce à des personnages intéressants et nébuleux joués par un ensemble d'acteurs de qualité, une réalisation efficace, d'excellents effets spéciaux et une écriture nuancée et qui prend son temps. Le plus gros problème est que la saison se termine au moment pivotal qui changera tout pour la suite des choses, et que nous devons maintenant patienter jusqu'en 2024 pour en voir le résultat. 


Note finale : 9/10

vendredi 21 octobre 2022

Andor, ou quand Star Wars gagne enfin en maturité



Il n'y a jamais eu autant de contenu Star Wars sur nos écrans. En effet, depuis la résurrection de la franchise par Disney, nous avons eu droit à une nouvelle trilogie cinématographique, deux films spin-off et, plus récemment avec l'arrivée de Disney+, plusieurs séries télévisées. Les fans n'auront jamais été aussi gâtés et les choix ne manquent pas. 

J'ai été aussi joyeux que tous quand l'annonce de la nouvelle trilogie a été faite, et je me rappelle très bien avoir regardé les bandes-annonces de l'épisode VII des dizaines et des dizaines de fois sans me lasser. L'engouement était réel. 

Puis, l'épisode VII est sorti. Je l'ai adoré sur le champ : même si je ne m'attendais pas à ce que le scénario suive de si près celui de l'épisode IV, je ne peux pas dire que j'ai été déçu par le film. L'enfant en moi jubilait de revoir les personnages de la première trilogie, en plus de retrouver l'ambiance, les vaisseaux, les stormtroopers, bref, tout ce qui est unique à cet univers. 


Un an plus tard arrivait le film Rogue One, qui m'a à son tour épaté. C'était une approche un peu plus dark à ce qu'on était habitué avec Star Wars, bien que pas autant que je le désirais. Je savais qu'on n'aurait jamais de suite directe à ce film et à l'histoire de ces personnages, sachant leur destin, mais j'ai depuis ce jour espéré retrouver quelque chose du même genre dans la franchise, sans jamais voir mon vœu s'exaucer.

J'ai apprécié l'épisode VIII pour les nouveaux éléments qu'il a apporté à cet univers. Puis, l'épisode IX m'a complètement déçu, semblant avoir été bâclé et résolvant les intrigues de façon beaucoup trop facile. Je n'ai pas réussi à accrocher à la série The Mandalorian, n'ayant pas dépassé le 4e épisode jusqu'à présent, bien que je n'aie pas mis de côté mes plans de la terminer un de ces jours. Récemment, la série Obi-Wan Kenobi m'a fait passer de très bons moments, entrecoupés de décisions scénaristiques bien étranges et de choix insensés dans sa réalisation.

J'embarquais donc dans Andor sans être particulièrement excité à cette idée, voulant seulement donner une chance à la série. Et quelle bonne décision : ce que je rêvais de voir depuis Rogue One s'est enfin présenté à moi, ce qui est tout à fait logique, puisque le personnage titulaire de cette série est un des acteurs clés de Rogue One. 

Voici quelques raisons qui font, à mon avis, de Andor le meilleur contenu Star Wars depuis Rogue One :


Star Wars pour les grands!

Finis les droïdes ou personnages clairement conçus pour vendre des jouets et attirer le grand public! Andor laisse tomber tout ça pour nous offrir un scénario humain, axé sur ses personnages. Les dialogues sont plus poussés et plus réalistes et les personnages ont des motivations nébuleuses et des bons comme des mauvais côtés, en plus d'être beaucoup moins extravagants que dans les films. Les enjeux ne sont pas aussi gros qu'au cinéma, cette fois beaucoup plus intimes. On découvre un côté plus sombre de l'univers de Star Wars et plus de temps est consacré à des détails comme la politique et l'économie de cet univers.


On oublie parfois qu'on est dans Star Wars, et c'est une bonne chose

Jamais du contenu Star Wars n'a semblé aussi éloigné de l'essence même de cet univers, et je crois que c'est ce qui fait que Andor est si rafraîchissante. La série a décidé de mettre de côté les stormtroopers, du moins jusqu'à l'épisode 6, afin de nous présenter un autre côté de l'empire qui a été beaucoup moins exploré jusqu'à présent, les officiers en uniforme. On nous les présente cette fois comme des personnages complets, qui ne sont pas vus comme le mal incarné. Plus de temps est aussi passé sur le développement de la société et l'oppression vécue par les citoyens qui vivent sous le joug de l'empire. En bref, je n'ai pas l'impression que je regarde une série de Disney+, mais plutôt une série de HBO. La série nous montre que l'inclusion de sabres lasers et d'enjeux galactiques n'est pas nécessaire pour produire du bon contenu dans l'univers de Star Wars. 



L'écriture est de grande qualité 

Les personnages sont tous bien développés et sont interprétés par des acteurs qui connaissent très bien leur rôle. Des phrases prononcées par certains personnages et qui pourraient tout d'abord sembler anodines prennent leur sens un peu plus tard et nous aident à mieux comprendre leurs motivations. Les incohérences sont quasi-absentes du scénario et très dures à déceler à moins d'y réfléchir très fort, et les coïncidences qui permettent de sauver la vie de personnages ou de les sortir du pétrin semblent très peu présentes. En bref, les scénaristes ont réfléchi longuement à ce qu'ils écrivaient, et ça parait. Les pièces du puzzle ont été assemblées de main de maître. 


La transformation de Andor

Au début de la série, bien que pas particulièrement fan de l'Empire, Cassian Andor n'a pas le goût de se battre. Au contraire, il veut plutôt fuir. Il est donc intéressant de découvrir, au fur et à mesure que la série progresse, ce qui l'amènera à devenir la personne qu'il est dans Rogue One. Diego Luna joue à merveille le personnage et c'est un plaisir d'en apprendre plus sur ce dernier. 


Une fin bien en vue

Les créateurs de Andor nous ont déjà révélé que la série n'aurait que 2 saisons au total, et ce, pour des raisons évidentes, étant donné la présence du personnage dans Rogue One.  Une raison de plus de regarder la série sans crainte, sachant que les scénaristes ont une idée bien précise d'où ils veulent s'en aller. 


En bref, j'invite tous les fans de Star Wars, tout comme ceux qui n'apprécient pas la franchise, à donner une chance à Andor. Il reste encore 5 épisodes à la saison, alors il n'est pas trop tard pour se joindre à l'aventure. Personnellement, cette série me donne espoir que Star Wars a plus à nous offrir et que cet univers vaut la peine d'être exploré, mais sous de nouveaux angles. Revenez ici pour retrouver ma critique complète de la saison à la fin de cette dernière. 


mercredi 19 octobre 2022

Critique série - The Lord of the Rings: The Rings of Power, saison 1




Spoilers à venir !

On ne peut pas dire que le début de « Rings of Power » fut discret : quand la nouvelle série se déroulant dans l'univers de Tolkien a fait ses débuts le 1er septembre dernier, des milliers de connaisseurs étaient déjà prêts à clamer que c'était une honte à cet univers et que l'œuvre de Tolkien n'y était pas respectée du tout. Pendant ce temps, les anti-woke étaient également prêts à crucifier la série dans ses premiers souffles, allant jusqu'à même donner des notes très négatives, mais peu réfléchies, sur les sites comme IMDB, Metacritic et Rotten Tomatoes.

Amazon, qui a proclamé haut et fort à plusieurs reprises que c'était la série la plus ambitieuse de son histoire, grâce entre autres à l'énorme budget investi dans son bébé (on parle d'environ 1 milliard de dollars pour 5 saisons, du jamais vu), n'a cependant pas lâché le morceau et a continué son énorme campagne publicitaire, essayant bien évidemment de concurrencer avec l'autre série fantasy de l'heure, « House of the Dragon ». 

Personnellement, ne connaissant pas l'univers de Tolkien de façon très précise, mis à part les deux trilogies de Peter Jackson, que j'ai regardé à de maintes reprises, je restais optimiste, gardant des attentes modérées vis-à-vis la série, mais j'avais quand même bien hâte de voir le résultat. Je ne commençais pas mon visionnement avec un point de vue allant d'un côté ou de l'autre, ayant préféré rester neutre et objectif. 

Au final, j'ai passé de bons moments pendant les 8 épisodes de la première saison, mais j'ai tout de même été un peu déçu. 

Commençons par le positif : la série est visuellement à couper le souffle, et ça, personne ne peut le nier. Le budget investi par Amazon a clairement porté fruit. Les effets spéciaux, que ce soient les créatures en CGI, les détails implantés dans les prises de vue des différents paysages, les catastrophes comme l'éruption d'un volcan... tout est magnifique et je n'ai absolument rien à redire là-dessus. La cinématographie est également, en majeure partie, réussie, avec des prises de vue de toute beauté sur les paysages de la Nouvelle-Zélande. Cependant, certaines scènes de combat, particulièrement celles de plus petite envergure, m'ont paru un peu décousues et filmées de façon étrange (je pense entre autres au combat entre l'elfe Arondir et un énorme orc), mais peut-être était-ce une technique particulière que je n'ai juste pas compris. Parlant de techniques étranges, comment ne pas mentionner le fameux ralenti du troisième épisode, quand Galadriel se balade en cheval à Numenor. Je ne sais pas quelle était l'intention du réalisateur, mais ça n'a pas passé pour moi.

La bande sonore, composée par Bear McCreary, a aidé à retrouver cette ambiance si particulière aux films de Peter Jackson. En effet, le compositeur a inséré juste ce qu'il fallait de nostalgie dans la musique, tout en créant de nouvelles compositions qui ont aidé à nous intégrer dans l'univers. Bien que rien ne m'ait accroché à l'esprit au cours de la saison et que je n'aie pas de coup de cœur particulier, je crois que la musique était bien utilisée et juste la plupart du temps, bien que, quelques fois, j'ai eu l'impression qu'on s'approchait trop de thèmes semblables à ce que John Williams aurait composé pour Star Wars. 

Le casting est correct, sans plus. Les acteurs font bien leur boulot et il n'y a pas vraiment de maillon faible, mais aucun ne m'a vraiment épaté au courant de la saison. Morfyd Clark a cependant bien joué son rôle de Galadriel et est définitivement une des forces de la série, s'étant appropriée de très bonne façon le personnage tout en la gardant rapprochée de la version de Cate Blanchett. Mention spéciale également à Owain Arthur, qui a pu jouer un des personnages les plus uniques de la saison, le nain Durin, ami d'Elrond, et l'a rendu très charismatique. Daniel Weyman est également intriguant dans son rôle de l'Étranger et joue bien son rôle d'homme confus et qui ne connait pas vraiment sa vraie nature, nous faisant douter de sa réelle identité tout au long de sa saison. 

Alors oui, le casting est bon en général. Je crois que le problème qui fait que peu de personnages sont marquants jusqu'à présent trouve sa source dans le scénario. En effet, ce dernier laisse peu de place au développement des personnages et presque toutes leurs décisions et actions semblent être prises dans le but de faire avancer l'histoire. Ceci n'est pas aidé par le fait que la série commence avec 4 groupes de personnages différents qui sont répartis un peu partout dans le monde et qui ont chacun leur histoire à vivre. Des histoires qui ne sont pas nécessairement palpitantes au début et qui deviennent plus intéressantes lorsque des personnages ou des noms que l'on connaît à cause des films sont mentionnés. Bref, je trouve que les parties les plus intéressantes jusqu'à présent sont celles qui font un lien direct avec les événements qui auront un impact sur les films, et le reste a bien du mal à se démarquer et passerait pour une série de fantasy assez générique à la base. 

Dans cette optique, l'intrigue que j'ai trouvé la plus intéressante dans cette première saison est celle qui suivait Galadriel dans ses aventures jusqu'à Numenor, et ce, parce qu'elle a permis de rencontrer Elendil et Isildur, qui sont, comme on le sait, des personnages clés de l'histoire qui suivra, sans oublier Halbrand, que l'on pense tout d'abord être le Aragorn de cette série. Les quelques épisodes qui se déroulent à Numenor sont donc bien intéressants et nous permettent de découvrir un peu mieux tous ces personnages, tout en nous faisant poser des questions sur le destin de cet endroit qui, on le sait, n'existe pas dans le Seigneur des Anneaux. La relation entre Galadriel et Halbrand est également explorée sommairement, et on sent qu'un lien de confiance s'introduit entre eux. Les effets visuels sont également à couper le souffle, montrant une énorme cité lumineuse et pleine de vie.

La deuxième partie que j'ai trouvé la plus intéressante est celle impliquant Elrond et les nains. Tout d'abord, je tiens à dire que ça m'a pris quelques épisodes avant de m'habituer à Robert Aramayo dans le rôle de l'elfe : je trouvais qu'il ne ressemblait pas du tout à Hugo Weaving et que son air toujours quasi-joyeux ne fonctionnait pas du tout. J'ai fini par m'habituer, ce qui m'a permis de mieux apprécier son histoire. Sa relation avec Durin est l'un des points forts de cette saison et j'ai apprécié toutes leurs discussions. On a vite remarqué le respect immense que chacun porte pour l'autre malgré leurs différends. J'avais de la difficulté à voir où cette partie de l'histoire s'en allait pendant les premiers épisodes, pour finalement me rendre compte de toute l'importance qu'elle avait pour la suite. On est bien évidemment aussi dans l'attente du Balrog, qu'on a pu voir pendant quelques secondes à la fin d'un épisode. L'attente de la goutte qui fera déborder le vase et fera ressurgir la créature crée un air lugubre autour de la montagne des nains, comme on sait qu'elle n'en a plus pour très longtemps. 

J'ai moins apprécié les aventures des Harfoots, ces petits humanoïdes très semblables aux Hobbits. Leur partie de l'histoire est probablement celle qui a causé le plus de longueurs au courant de la saison. On dirait que les scénaristes désiraient inclure un côté plus joyeux, semblable aux partie des films de Jackson se déroulant dans la Comté, allant même jusqu'à inclure une jeune héroïne pour laquelle on ne peut que faire un parallèle avec Frodon. Le charme fonctionne donc en partie dans les premiers épisodes, mais je me suis lassé rapidement des péripéties mettant en vedette ces personnages (la mort de Sadoc dans le dernier épisode de la saison m'a laissé complètement indifférent). Heureusement que l'étranger était là pour mettre un peu de piquant dans l'histoire, mais encore là, il y a eu beaucoup de stagnation pour ce qui est de la révélation de son identité.

La dernière intrigue présente dans cette saison est celle mettant en vedette l'elfe Arondir, qui doit protéger une communauté d'humains qui habitent les Terres du Sud. Parmi cette communauté ce trouve Bronwyn, qui se verra rapidement devenir la leader du village lorsqu'une bande d'Orcs menée par le mystérieux Adar passera à l'attaque. Cette partie de la saison est celle qui m'a semblé la plus générique de toutes, avec des scènes d'action bâclées dans les premiers épisodes, où Arondir était mis en danger, mais on savait bien entendu que rien ne lui arriverait. Cependant, cette trame narrative est quand même très importante, puisqu'elle nous emmène plus tard au meilleur épisode de la saison, alors que les intrigues de Numenor et des Terres du Sud culminent dans un bataille entre les Orcs et les hommes. Cette bataille, qui est probablement plus viscérale et violente que toutes celles des films de Jackson, est de toute beauté et nous permet d'avoir un aperçu de ce dont la série est capable à ce niveau, alors on peut espérer de bonnes choses pour la suite. Sans oublier l'éruption du volcan à proximité, qui cause une onde de destruction massive dans la région, la transformant en un nouveau territoire : le seul et unique Mordor. 

Ces quatre intrigues continuent de se côtoyer tout au long de la saison, certaines plus intéressantes que d'autres, et cela fait que la plupart des épisodes ne sont pas vraiment mémorables et ont de la difficulté à se démarquer les uns des autres, mais cela est un problème assez fréquent dans la télévision de nos jours, alors je ne mettrai pas ça contre la série. Chaque histoire comporte tout de même son lot de bonnes scènes et aucune n'est vraiment terrible, mais certains épisodes auraient certainement pu être écourtés sans perdre de parties importantes. 

J'espérais un dernier épisode de saison où tout culminerait pour nous offrir un rassemblement de toutes les intrigues, mais ce n'est pas vraiment ce qui se passe. Au contraire, certains personnages sont déplacés et séparés d'avec qui ils étaient depuis plusieurs épisodes, tandis que d'autres sont complètement absents de la finale. J'ai trouvé que le concept des anneaux a été emmené de façon trop facile et plus ou moins fluide, la transition entre les précédentes intrigues et celle-ci un peu trop brusque à mon goût. Plus d'indices auraient dû être implantés dans les précédents épisodes afin de graduellement révéler la fabrication des fameux bijoux. La révélation de la véritable identité d'Halbrand m'a satisfait, bien que j'ai trouvé que la découverte par Galadriel de son secret fut un peu trop facile. On y voit aussi le roi de Numenor pousser ses derniers souffles, mais la saison nous laisse en suspens quant à la suite des choses pour ce royaume, et j'aurais aimé avoir tout de suite un petit aperçu de ce qui est à venir. Du côté de l'Étranger, certains doutes persistent encore sur sa véritable identité, mais on sait que c'est un magicien Istari, possiblement même Gandalf. J'ai d'ailleurs trouvé le red herring du début d'épisode, où les scénaristes tentent de nous faire croire que l'Étranger est en fait Sauron, vraiment raté, inutile et pas crédible du tout. À ce propos, je pense que la série devrait à l'avenir arrêter de se prendre pour une mystery box (une série comme « Lost », qui base une grande partie de son intrigue sur des mystères qui en emmèneront d'autres) alors que ce n'est pas nécessairement ça que les amateurs veulent voir.  

En bref, cette première saison de Rings of Power ressemble plus à un long prologue étendu qu'à une première saison typique. Les dernières minutes de la saison, avec la création des anneaux et la révélation de l'identité de Sauron, ne font que nous ouvrir l'appétit pour la suite. Le chemin pour s'y rendre ne fut cependant pas sans ratés, particulièrement à cause de faiblesses au niveau du scénario : certaines trames narratives n'étaient pas vraiment intéressantes et ont mis trop de temps à se mettre en branle, en plus de mettre en scène des personnages sans âme. Cependant, la qualité des effets, des costumes et de la production en général sont extrêmement élevés et je crois que si la série corrige le tir pour son scénario dans la deuxième saison, on pourrait avoir droit à quelque chose de grande qualité. 

Note finale : 7/10